Il peut t’arriver parfois d’être découragé par le résultat de ton travail. Sache que c’est plutôt une bonne chose que ce découragement car il te permet de te remettre en question et pour un artiste c’est une sorte de respiration.

La certitude est nocive dans le sens ou elle te prive de prendre de nouveaux risques.

Le doute est un moteur qui parsème ton parcours d’artiste d’obstacles, de soucis, d’émotions négatives et positives. De la même façon qu’une oeuvre se construit.

Et en fait l’oeuvre comme la vie ne veulent qu’une seule chose : l’équilibre.

Le découragement est souvent  le pendant d’un excès d’enthousiasme. Du coup on ajuste petit à petit l’organisation du tableau , son contraste, sa tonalité, le lourd et le léger, le doux et le rugueux.

Plus que la beauté ( qu’est ce que la beauté ?) c’est cette impression d’équilibre qui réconforte, qui déclenche l’émotion chez le spectateur.

Et l’équilibre cela n’a rien à voir avec la symétrie. Ce n’est pas autant de lourd que de léger, autant de joies que de peines, autant de jours de vaches maigres  que de jours sans soucis financiers.

Quand on marche on risque à chaque instant de se casser la figure. On finit par l’oublier mais c’est le déséquilibre qui provoque l’équilibre.

 

 

prof d'arts plastiques, fabriquant de tableaux. @patrickblanchon38550 http://patrickblanchon.com

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