L’empreinte de l’autre

 

Ce qui me touche le plus quand je regarde des tableaux ce n’est pas le sujet, ce n’est pas la couleur, ce n’est pas le format… non c’est la trace, l’empreinte laissée par un geste, un corps, une intention, une âme.

Ce peut être des empâtements maladroits , hésitants ou fulgurants vestiges d’un « moment » terme utilisé autrefois dans l’utilisation des balances et des pesées.

Ce peut-être une touche nerveuse ou au contraire paresseuse et longue qui va rechercher son écho au plus profond de moi et me chuchote un je ne sais quoi de moi que l’autre m’apprend.

Dans cette empreinte que tu laisses dans la peinture toi que j’appelle autre c’est moi que je retrouve par ricochet et vice versa comme un petit caillou frôlant l’onde de cercles concentriques en cercles concentriques jusqu’à l’infini d’un rivage un peu flou.

C’est la vie que tu vis que tu déposes en offrande à l’inconnu qui passe et souvent ne jette qu’un coup d’œil aveugle mais qui malgré tout est touché, ému, remué brassé par ce petit geste ce petit mouvement ou ces longues striures ces longs repentirs ces sacrifices laiteux triturés d’insomnies.

Que tu t’appelles Vincent Nicolas ou Chaïm quelle importance dans le fond si ce n’est pour les marchands

L’important Vincent, Nicolas, Chaîm, est comme l’essentiel invisible pour les yeux.

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