Vagabonder

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Exposition Office du tourisme de Chazelles sur Lyon 42

En ces temps déplacés, dans lequel notre ennui crée le désordre en nous comme à l’extérieur de nous j’aimerais vous convier à enfiler vos godillots d’enfants rêveurs et à vagabonder car étrangement c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour parvenir à la quiétude, à l’immobile.

On s’attache trop à notre cocon d’habitudes, à nos routines, à notre point de vue et à nos mots, à nos réponses plus qu’à nos questions.

Juste un moment imaginons que nous ne sommes pas qui nous croyons être mais un autre bien plus grand que nous caché tout au fond du fond de nous.

Celui là sait tout ce qui s’est déjà passé et tout se qui va encore se passer Mieux, c’est lui qui nous procure la chance ou la malchance nécessaires à voyager notre vie pour le meilleur des mondes.

Avec le temps je me souviens que j’ai choisi de venir ici même si j’ai oublié pourquoi. Avec le temps que j’ai inventé pour retarder l’interaction de mes actes plus longtemps et croire que les conséquences de ces actes s’appelaient « destinée », » « fatalité » ou « providence ».Avec le temps j’ai oublié et puis soudain je me suis rappelé.

Avec le temps, grande trouvaille j’ai imaginé être seul réinventant la séparation et j’ai pleuré, avec le temps j’ai ri aussi et les années passant comme grains de poussière dans la lumière du matin un sourire m’a surpris, m’a foudroyé, m’a grandit.

Combien de fois pour m’égarer ai je dit « je n’ai pas le temps » combien d’obstacles ai je cru franchir et éviter ? Aucun n’était innocent, tous étaient neutres et m’attendaient pour que je les transforme en plomb ou or. Pour qu’ils me mettent du plomb dans la cervelle et de l’or dans l’intention. Je ne sais plus dans quel ordre tout cela s’est déroulé.

Aujourd’hui j’ai remis mes godillots d’enfant rêveur et j’ai marché dans les rues irréelles, je suis passé devant la boutique des livres que j’adorais mais n’en ai feuilleté aucun, je suis passé devant le cinéma et ne suis pas entré et j’ai donné ma dernière cigarette à quelqu’un qui me la demandait.

Car voyez vous , je marche et en marchant les choses autour de moi se calment étrangement, j’entendais jadis un vacarme effrayant qui désormais fait place à une mélodie enfantine.

C’est vrai j’ai vieilli, j’entends moins bien ce que je désirais plus jeune tant entendre.

J’entends le vent dans les branches qui frémissent, l’oiseau qui crie et le jasmin qui chuchote au chèvrefeuille des nouvelles d’Alpha Tauri.

Et plus je m’approche pour tenter de mieux entendre, plus la mélodie s’éloigne…je me recule elle s’amplifie  légèrement  et de plus en plus dés que je m’en vais plus loin.

Donc je vagabonde, proche de l’immobile, pour mieux conserver la distance requise.

Aujourd’hui j’ai pénétré dans le feu et il ne m’a pas brûlé, j’ai pénétré l’eau et j’ai pu respirer. J’ai vu Hermes passer tout en malice : marions les !

j’avais gardé mes godillots de gamin rêveur et j’ai dit ok.

 

 

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