Les blockchain

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Esprit végétal Huile sur toile format 40x40cm Patrick Blanchon

D’après la définition de Wikipédia, « Une blockchain ou chaîne de blocs est une technologie de stockage et de transmission des informations sans organe de contrôle.

il s’agit d’une base de données distribuée dont les informations envoyées par les utilisateurs et les liens internes à la base sont vérifiés et groupés à intervalles de temps réguliers en blocs, l’ensemble étant sécurisé par cryptographie, et formant ainsi une chaîne3. Par extension, une chaîne de blocs est une base de données distribuée qui gère une liste d’enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les nœuds de stockage ; c’est donc un registre distribué et sécurisé de toutes les transactions effectuées depuis le démarrage du système réparti.

Une analogie avec l’Internet (TCP/IP) peut être dressée, car il s’agit dans les deux cas de protocoles informatiques sous-jacents à une infrastructure décentralisée. Internet transfère des paquets de données d’un point A à un point B, alors que la blockchain permet à la « confiance » de s’établir entre des agents distincts du système4. »

Vous pourrez creuser pour obtenir plus d’information techniques si vous le désirez, cette seule définition cependant me suffit pour le texte qui suit.

Ce qui est remis en question dans la création des diverses blockchain c’est le paradigme de  l’autorité de contrôle qui décide ou pas de valider une information. C’est un pouvoir centralisé qui se dissémine, se distribue à tous les utilisateurs de la blockchain, chacun se posant comme garant de la validité d’une information, la certifiant et donc créant de la confiance dans le cadre de cette chaîne.

Appliquez ça à la finance si vous voulez, et vous comprendrez mieux ce qu’est le bitcoin par exemple, cette monnaie internet qui n’est gérée par aucune autorité centralisatrice mais par tous les « propriétaires de porte monnaies virtuels « en même temps pour résumer.

L’idée que je retiendrais de cela ce n’est pas celle d’ une catastrophe financière possible, elle est déjà certaine. Mais la naissance d’un nouveau paradigme qui peut soit améliorer notablement nos sociétés humaines soit le détruire complètement. Entendez par détruire, la propension maladive que l’humain possède en lui de vouloir toujours plus avec moins d’effort.

Cette propension a pourtant du bon car elle permet à certains plus malins que d’autres de trouver des solutions pour accélérer cette dérive congénitale. De façons tout à fait inconsciente comme les scientifiques qui ont inventé la bombe H les petits génies du code informatique ne savent pas ce qu’ils font et c’est ma foi tant mieux, ceci entre dans l’ordre des choses.

Cet ordre des choses c’est celui de la nature. 

Depuis mon enfance je me pose la question de savoir si une mobylette crée par l’homme est un objet aussi naturel qu’une boulette d’excréments produite par un bousier, qu’une maçonnerie complexe produite par un groupe de  termites, et bien d’autres artefact  communément appelés « naturels ».

Cet arrogance extraordinaire,mais naturelle elle aussi,que possède l’homme à considérer qu’il est le seul créateur sur la planète après m’avoir longtemps agacé me fait désormais sourire.

Mais revenons à l’idée de chaîne, d’informations distribuées par l’ensemble d’un groupe qui les valide sans autorité centrale et regardons la nature.. elle ne produit que cela.

Peu à peu on découvre des interactions entre les choses qu’on n’avait plus pensé depuis des centaines d’années peut-être même des centaines de milliers d’années.

La foret récemment nous livre de plus en plus de secrets sur les interactions de tous ses membres dans une simultanéité d’intentions qui rappelle la magie de notre enfance, celle en laquelle nous étions à croire sans argument, sans démonstration, d’une façon spontanée.

Concernant les propriétés cryptographiques elle est évidente dans le sens ou chaque espèce, chaque essence, est sur une fréquence particulière que nous humains ne sommes pas en mesure de comprendre dans sa totalité. Comme une clef à multiples caractères nous nous retrouvons bras ballants à considérer le code de la nature et nous le balbutions comme des enfants.

Chaque itération  valide la confiance de tous par la mise à jour régulière de registres, chaque nouvelle opération sur la base de données est aussitôt partagée par tous, je dirais même qu’elle est dupliquée et que  cette propagation de la duplication agit sur l’écologie toute entière du système.

Cette chaîne de blocs je la retrouve dans n’importe quel objet sur lequel mon attention se porterait. Car dans le fond pourquoi une forme reste t’elle stable, pourquoi ne se dissout elle pas au gré de sa volonté .. si tant est qu’on puisse lui accorder une volonté.

Pourquoi les atomes restent-ils groupés de façon fidèle autour d’un même projet, d’un même consensus ?  Alors que nous savons désormais que tout est constitué de 99,999 de vide entre les atomes ?

Et si on regardait de la même manière tout ce vide qui ne manque pas de se trouver entre toutes les opérations d’une base de données, c’est à dire le temps que met chaque information à se propager d’un utilisateur l’autre , cette somme globale de temps « perdu », ce vide qui tient désormais à un cheveu, celui de la nano seconde et tend vers l’immédiateté apparente.

Car c’est aussi un avantage ou un désavantage que de voir  la centralisation du contrôle abolir peu à peu le temps.

Magie blanche ou noire ? 

Ce qui est à interroger encore une fois, c’est la nature du temps, sa raison d’être .. il y a notamment une raison pour que toute action produite, si elle peut donner un résultat immédiat, ne présente pas en même temps toutes les conséquences que peut entraîner ce résultat.

C’est que l’avenir est déjà là et entretient avec notre présence les mêmes relations que les membres d’une blockchain, copiant-collant les informations quelles qu’elles soient et les dupliquant à l’infini.

le problème d’une blockchain vue au travers du regard humain, c’est quelle ne véhicule qu’un seul type de données. en faisant ainsi le choix d’un certain type d’information elle renonce à toutes les autres ce que ne fait pas la nature qui elle tient compte de la totalité des données existantes à un instant T, le présent mais probablement aussi depuis l’avenir en réemployant les informations pertinentes, dans le passé.

Cette singularité agit sur le moment, en déclenchant des synchronicités, c’est à dire une duplication intense de données dans le présent qui agissent sur la construction du futur. ( des données de même type )

Cela me porte à conclure que tout ce que nous vivons bon ou mauvais ne serait qu’une expérience de l’éternité pour agrandir sa conscience d’être. Ainsi l’éternité, le non temps produit-elle son contraire, son double.

Le terme dont j’ai parlé le moins dans mon propos est celui de la confiance, paramètre apparemment incontournable de la chaine de block.

c’est la distribution et la validation   par tous les membres distincts du système qui la fait naître puis l’entretient. Ce qui implique immédiatement que si la confiance disparaît pour une raison ou une autre c’est toute la chaîne qui s’effondre.

Cela ne se produit jamais dans la nature. La notion de confiance lui est étrangère car elle ignore cette peur. Ou plutôt la nature semble utiliser la confiance et la peur comme deux manières de biper d’une information , un code binaire dont elle tient compte durant ses duplications, en créant de l’asymétrie ou de la symétrie pour corriger la tendance.

On peut alors s’interroger sur le phénomène de l’entropie, du vieillissement comme un phénomène qui ne serait pas forcément inéluctable.

Qu’est ce qui crée de l’entropie? quel est le facteur ou les différents paramétres entraînant la dégradation progressive d’un système.

Peut-être est ce  juste l’écologie naturelle qui ne produit aucun déchet mais quel utilise comme engrais-nouveau type d’information dont elle extrait la meilleure substance  pour s’élancer vers l’avenir. S’il n’y a pas de temps dans l’absolu, quels seraient alors les marqueurs qui infléchissent le phénomène et l’entraîne vers sa dissolution ?

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