La position kamasutresque de l’artiste.

https://www.onlymyhealth.com/vatsayan-kamasutra-art-love-1316065798

Bon je mets un titre accrocheur pour attirer le lecteur, toujours friand de cochoncetés, prêt à tout pour revoir ses classiques sur ce formidable ouvrage illustré que représente pour tout érudit le Kamasutra.

De toutes les positions que je me garderais bien d’énumérer je n’en conserverais qu’une qui correspondrait à mon sentiment sur le sujet qui me préoccupe et pourrait s’approcher grosse modo de la prière.

J »invite à s’agenouiller en chœur de nombreux corps de métiers, comme par exemple nos chères institutrices et instituteurs qui, lorsqu’on relit les romans de Pagnol avaient encore au siècle passé le rôle de notable.

Voir aussi les femmes de ménage d’antan désormais bombardées du titre ronflant et absolument sans gout de « technicienne de surface ».

L’onde de choc de l’égalité par le bas pour faire mieux reluire les crânes bronzés du haut, a balayé les médecins, les cadres en général, toute la classe moyenne en gros qui autrefois pouvait tenir la dragée haute à la population dite  » ouvrière »..bref le 20 eme siècle, les guerres, les crises économiques et sociales étant passées par là comme un gigantesque rouleau compresseur bien des vanités et des orgueils se seront aplatis pour laisser place à ce nouveau venu que l’on qualifie désormais à toutes les sauces : Le technicien.

Et l’artiste dans tout ça ? et bien hormis une petite poignée d’individus choisis par le haut du panier des pinces fesses mondains afin d’ accélérer la création de plus value rapide, (pas le temps d’attendre la mort d’un nouveau Van Gogh) la plus grande partie est rabaissée elle aussi et c’est un avilissement quasi permanent qui leur est proposé s’ils veulent bien gagner un peu d’oseille et ranger leur dignité et leurs rêves de grandeur au placard.

Avec l’avènement des plateformes de vente en ligne, la concurrence entre artistes savamment entretenue par des algorithmes vicelards et une ignorance toujours plus vaste du grand public, la position du pénitent devrait être idéale pour tout artiste qui désire gagner sa croûte.

Il faudra commencer par ne pas être trop gourmand point de vue prix , la référence à Ikéa planant désormais dans de nombreuses cervelles, et puis l’acheteur potentiel bénéficie comme option de tous les outils de recherche, de comparaison possible à sa disposition.

Pour un même format, une même technique et un sujet semblable il serait suicidaire de ne pas afficher les mêmes prix que la plupart des autres. Au mieux on passerait pour un hurluberlu, un résistant, au pire pour un escroc de bas étage. Les histoires de cotation ne sont qu’un doux leurre qui ne leurre encore que certains artistes pas très avisés des bouleversements du marché. Un leurre que l’on doit payer tout de même pas loin de 100 euros si l’on veut figurer dans le catalogue de chez Akoun.

Comme si la plupart des gens se baladaient avec le susdit catalogue quand ils se rendent dans une foire artisanale, une salle de mairie, un office de tourisme, et même désormais chez les nombreux loueurs de cimaises qui, ayant fleuré une bonne niche proposent leurs locaux à des prix souvent déraisonnables en promettant monts et merveilles a ces grands naïfs que sont bien des artistes dits émergents

De nombreux lieux d’exposition dits « institutionnels » ne rémunèrent pas non plus les artistes qui viennent y exposer leur travaux. Il faudrait que tout soit à bas prix et mieux encore complètement gratuit. Vous commencez à mieux saisir qui se courbe et qui enfile.

On peut simuler l’orgasme bien sur pour espérer une reconnaissance minimum de la part de tous ces organisateurs prestataires qui prestent hélas si souvent avec le denier public, c’est à dire nos pépètes, celles qui proviennent aussi des artistes qui déclarent honnêtement leurs activités et ventes et qui donc paient des charges sur celles ci. Un serpent se mord la queue quelque part dans le décor, aie …

Donc que faire désormais pour parvenir à vivre de son art dignement sans courber l’échine, en restant libre ? Il me semble qu’il serait temps de supprimer tous les intermédiaires comme dans l’agriculture, arrêter de se battre contre pour un marché qui n’intéresse somme toute qu’une minorité de personnes, peut être même des mafieux qui ne cherchent qu’à blanchir leur pognon en investissant dans l’art … non, aller le mieux est de revenir au local, à la petite épicerie à la papa, installer son étalage sur le marché du village et vendre ses toiles comme de bons petits pâtés faits avec amour en plus si ça donne du plaisir aux bonnes âmes du bourg on pourra peut-être étudier avec elles les 119 autres positions encore non exploitées.

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