Pourquoi j’ai ouvert ce blog

Trois petits tours, extrait numérique.

J’ai ouvert ce blog depuis quelques mois désormais afin d’ exprimer le plus sincèrement possible ce qui me traverse, beaucoup de choses me traversent mais je ne suis qu’un filtre plus ou moins fiable j’en ai tout à fait conscience.

Je ne cherche pas à améliorer le filtre, je le montre tel qu’il est, sans rien rejeter de ce qui le constitue qui, en un mot, est ma vie avec ses hauts et ses bas. Je vis depuis toujours dans une solitude extrême, et ceci surtout quand je fréquente les autres. C’est sans doute un problème de fréquence, ce qui m’intéresse la plupart du temps n’intéresse pas les autres et vice versa. Je leur en ai beaucoup voulu plus jeune et je m’en suis voulu aussi mais le constat est là c’est juste un problème de fréquence et rien d’autre.

L’amour que l’on me jette à la figure comme mon égoïsme ou égotisme ou mon égocentrisme, tout ces beaux mots à la mode désormais n’y change rien. D’abord parce que je ne sais pas aimer à la mode actuelle, et aussi parce que mon ego m’a permis de survivre jusque là et que je considère à tort ou à raison que c’est mon seul véritable ami. Il faut beaucoup de courage et d’illusions pour se détacher de l’ego, mais il me semble aussi qu’il en faut tout autant pour l’accepter tel quel.

Les mots sont un espace dans lequel je laisse filer la pensée sans la retenir. C’est après tout une liberté encore une fois que d’énoncer ce qui advient sans barrière, sans réserve ni tabou, sans volonté de plaire non plus. Je n’écris pas pour séduire quiconque pas même moi-même. J’écris parce que ça fait de la place en moi une fois les choses déversées. J’écris par ce que ce qui m’intéresse c’est plus le vide sous les mots que les mots eux mêmes . Parce que ce vide n’est pas vide mais au contraire fourmille d’informations qui naissent à sa rencontre et dont je me sers pour peindre.

Je pourrais rester silencieux, aller dans les forets, les monts et les vaux afin d’aller d’une autre façon à la rencontre de ce vide. Mais mon orgueil sans doute rejoint mon humilité en acceptant de m’installer à une table pour écrire, pour laisser une trace de ces instants, et parce qu’aussi je me considère privilégié de pouvoir le faire alors que d’autres ressentent les mêmes choses mais ne peuvent l’exprimer.

Sans doute d’ailleurs cela finira t’il ainsi par le silence, cela doit finir ainsi bien sur. Ce n’est pas une issue qui m’effraie, elle m’attire énormément même. Mais je reste classique envers et contre tout dans mon idée du partage. Le bon comme le mauvais en espérant que cela puisse servir à de multiples fins que j’ignore et que je désire continuer d’ignorer.

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