En ce moment deux pistes principales de réflexion cheminent en parallèle dans la cervelle. A gober les mouches il arrive qu’un colibri vienne titiller la langue en déposant son nectar. Celui ci s’infiltre dans les veines, remonte jusqu’au cœur et finit par on ne sait quelle alchimie à rejoindre le ciboulot.

Les Védas et les magnifiques peintures des aborigènes d’Australie ont ceci en commun d’être des anti sèches, des aides mémoire.

Les premiers ont commencé à être écrits en sanskrit 1500 ans avant Jc, cette période correspondant à la naissance de l’ère de Kali Yuga, l’ère de la destruction des mondes, il s’agit vraiment d’un condensé ésotérique qui veut pérenniser une parole trés ancienne porteuse d’un savoir multi millénaire.

Ce savoir est organisé d’une telle façon que chaque caste y trouve son grain à moudre. Que ce soient les brahmanes, l’élite ou bien le mendiant, l’inutile, tout le monde peut à son niveau en retirer quelque enseignement qui le guidera vers la connaissance qui lui convient.

Dans les peintures aborigènes c’est un peu la même chose puisqu’il s’agit de restituer un temps primordial racontant l’histoire des différents ancêtres qui eux aussi ont apporté le savoir aux hommes. Les peintres aborigènes sont aussi suivant la « famille » la tribu, organisés pour restituer une partie spécifique du rêve. Le fameux « Dream time »

Dans le premier il s’agit de restituer un son par l’intermédiaire du sanskrit langue crée de toute pièces pour restituer au plus prés justement les sons dits « sacrés ». Dans les secondes le son n’est pas bien loin non plus car il s’agit souvent de « chanter » la peinture pour celui qui la réalise.

Dans les deux cas il s’agit donc de transmettre un héritage aux générations futures.

ce sont deux voies, deux voix , deux volontés artistiques qui cheminent cote à cote et inspirent le travail.

Il y aurait aussi beaucoup à dire sur René Guénon, jamais bien loin mais dans les temps difficiles et obtus mieux vaut ne pas trop faire référence à celui ci.

Le français est une langue indo européenne. Pas étonnant que sutra se retrouve dans suture. Peut-être par un jeu étrange d’homonymie le mot »soutirer »vient il aussi du sanskrit . soutirer au mystère le fil d’Ariane qui aide à ne pas s’égarer dans tous ces labyrinthes.

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prof d'arts plastiques, fabriquant de tableaux. @patrickblanchon38550 http://patrickblanchon.com

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