Tout ce que l’on peut en dire

Face à l’événement fusent les pensées et les mots boucliers, est ce une blessure que nous pansons afin de refermer la béance qui menace de nous engloutir ?

Face à l’événement notre nudité traverse la gène jusqu’à l’insupportable ou la béatitude, oscille à vive allure entre Charybde et Scylla.

Tenir le milieu non comme place forte mais ouverture demande bien des échecs et des victoires avant d’entrevoir qu’elles ne forment que cet instant profond « le bel immédiat  » du poète dans lequel la pensée sombre pour rejaillir simple et claire.

Ce n’est parfois qu’une lueur dans la nuit qui nous émeut, ce n’est parfois qu’une aube, un crépuscule. Difficile d’entretenir la flamme vacillante agitée par les vents du siècle.

C’est aussi parfois un sourire qui nous revient du fond des ages d’un lieu inconnu et familier en même temps.

Mystère intact malgré tout ce que l’on peut en dire.

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