Tu peux m’obséder, visage d’un autre bonheur !


Vous pouvez moduler vos incantations, voix amoureuses !


Je regarde ce que j’ai choisi et j’écoute ce qui m’a déjà bercé. 


On me dit : « Allah te pardonnera ». 


Je refuse ce pardon que je ne demande pas.

Jeune homme je nourrissais pour la tristesse des désirs dignes des amants les plus fougueux .
Je rêvais secrètement de la prendre et la pénétrer si profondément que nul doute alors , sa source s’en trouverait anéantie de plaisir.

Orgueilleux fou que j’étais.


je rêvais de voir la tristesse sourire enfin vraiment et ainsi devenir libre.


Puis le temps est passé et après de nombreuses tentatives je n’ai jamais vu la tristesse se métamorphoser comme je le souhaitais si ardemment.


Alors amant vaincu je me suis détourné d’elle et j’ai cheminé vers la joie
j’imaginais déjà devoir faire preuve de tant d’assauts comme autrefois mais ce fut vain.


Car vois tu ami, la joie n’a pas besoin d’être pénétrée ni libérée , il lui suffit seulement d’être ressentie comme une douce caresse dans les cheveux.
Et alors j’ai compris que ce n’était que moi, l’ errant qui cherchait une issue à mon errance pour naviguer plus loin vers les immensités du cœur.

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prof d'arts plastiques, fabriquant de tableaux. @patrickblanchon38550 http://patrickblanchon.com

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