Science sans conscience etc

Turquoise et ombre, Peinture Patrick Blanchon

Ceux qui cherchent la conscience dans le cerveau ne la trouvent pas. Elle semble se situer au delà et tous ceux qui ont expérimenté une EMI ( expérience de mort imminente) rapportent qu’ils peuvent traverser les murs, se rendre d’un point à un autre seulement par l’intermédiaire du désir, voir de la peur ce qui est à peu près la même chose.

La conscience alors existe t’elle vraiment au delà de notre corps physique ? existe t’elle vraiment avant même notre incarnation ? existe t’elle vraiment après notre mort ? Qu’appelle t’on alors « conscience » ? Est ce l’âme ? et quelle part du « petit moi » réside dans cette conscience ou cette âme ?

Parallèlement à ce questionnement ne vaudrait il pas alors examiner les résultats que la conscience produit plutôt que de passer du temps à tenter de définir sa nature?

Dans le monde tout est dualité, le fameux Yin et Yang asiatique mais aussi le bien et le mal des civilisations judéo-chrétiennes. Notre époque à l’appui de ses croyances nouvelles dans le domaine des sciences humaines, ou dures, évoque toujours la même dualité même s’il lui est nécessaire d’user de mots nouveaux tels que « entropie et néguentropie », « ordre et désordre », jusqu’à la particule qui peut avoir la double casquette de « rien et de quelque chose ».

Cette notion de séparation reste immuable au travers du temps quelque soit la façon dont on la nomme.

En peinture le but est l’harmonie, cependant pas n’importe laquelle. Une fois un certain ordre établi dans un tableau, que ce soit par les masses, les couleurs, les lignes, il s’avère que le peintre se refuse à vouloir le reproduire de la même façon exactement. Ainsi pour échapper à la notion de « cliché » de répétition la volonté de modifier l’ordre du tableau se fait elle impérieuse et semble nécessiter le retour au désordre en premier lieu.

De ce désordre posé sur la toile par la main, on pourrait appeler cela « inconscience », dans l’exercice d’esquiver l’injonction de l’œil, de la conscience ( formatée par des schémas classiques cette fois ), de ce désordre donc, la Conscience, au sens plus large cette fois aurait alors la faculté aidée par l’œil à nouveau d’une relecture du chaos pour en extraire les informations utiles à une nouvelle structure, à un agencement nouveau des formes, des lignes et des couleurs.

Ce qu’on appelle « original » serait alors cette action de la conscience réorganisant le chaos non dans une habitude mais dans un choix d’informations organisées de façon inédite.

Cette notion « d’originalité » en outre nous ramènerait à cette notion « d’origine » , nous inviterait en quelque sorte à pressentir la naissance perpétuelle des mondes à partir des choix effectués par la conscience.

Toute naissance est un trouble cependant et l’ordre ancien rassurant en est directement affecté.

Dans la volonté de confort que nous recherchons pour lutter contre nos craintes dont les sources seraient autant externes qu’intérieures, nous évitons la notion de jeu que la vie propose. L’aspect ludique, sans tenir compte des enjeux plus ou moins sérieux que nous posons sur celui ci est directement relié à l’aléatoire.

La réalité comme l’oeuvre d’art se rejoignent dans un espace temps résultant d’un « tirage au sort  » qui semble provenir du hasard mais qui, peut-être, n’est rien d’autre qu’une nouvelle réalisation artistique de la conscience.

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