Lilith the dark goddess, conscious reminder

Il n’y a pas à proprement parler pas de bas ni de haut mais pour l’orientation des énergies qui les habitent et pour mieux t’emmener avec moi, j’ai décidé de te décrire ce qui se produit quand je voyage dans les mondes d’en bas.

Déjà la porte est particulière. Ce n’est pas la porte de pavillon de banlieue que l’on trouve communément dans les mondes du milieu, ni non plus la herse qui se soulève quand tu arrives au milieu du pont en écoutant les trompettes d’airain qui résonnent doucement dans les mondes d’en haut.

Non pour trouver la porte des mondes d’en bas rien ne vaut une balade dans la ville et s’attarder sur les soupirails, les bouches d’égouts conduisant aux souterrains sous le béton.

L’œil met un moment à s’habituer à l’obscurité et de temps en temps tu peux percevoir le déplacement de silhouettes furtives qui disparaissent aussitôt que tu penses pouvoir les distinguer. La chaleur y est moite et la progression s’effectue péniblement. Un autre type de gravité semble régner ici qui alourdit les corps et entrave les gestes.

Les sons aussi semblent plus étouffés, si tu lances un cri par exemple il n’a aucun écho.

Pourtant c’est dans le monde d’en bas que j’ai connu le plus fabuleux de tous les alliés.

J’étais descendu entre Barbes et gare du Nord mué par une intuition sans doute et mon regard balayait la cohue en utilisant cette vision si particulière qu’on apprend chez les indiens hopi, c’est à dire avancer en voyant l’ensemble sans rien fixer en particulier.

C’est là que tout à coup il apparut le géant au front sur développé à l’œil mobile et fulgurant. Il allait disparaître à l’angle d’un couloir quand je décidai soudain de courir comme je pouvais c’est à dire en rêvant la course plus qu’en l’effectuant comme il se doit dans les reves poisseux. Un rêve s’emboîte dans l’autre c’est ainsi qu’on traverse les parois poreuses en suivant un objet ou un être qu’on décide insolite.

Il m’attendait un peu plus loin son œil se planta dans le mien et de cette belle rencontre naquit un sourire qui nous apporta un peu de chaleur car il ne faisait pas bien chaud ici sous terre.

Il m’emporta à la vitesse de la lumière et du désir aussi et nous fûmes soudain attablés devant un magnifique plat de choucroute quelque part à coté de Montparnasse.

Nous n’échangeâmes pas un seul mot mais par télépathie il me chargea de milles informations sur la nature de la matière et la composition de l’énergie du vide.

Je rotais quand même à la fin du festin pour honorer les dieux et mon nouvel ami qui je le vis en fut fort aise.

Depuis chaque voyage que j’effectue dans les mondes d’en bas nous nous retrouvons pour de nouvelles leçons. Il m’apprend tout des elfes et des lutins des fées et des sorcières et j’arrive désormais à les apercevoir, car peu à peu les écailles de mes yeux s’évanouissent de plus en plus à chaque voyage.

La semaine dernière nous avons pris le thé à Saint germain des près avec Lilith qui a de beaux yeux noirs et qui en connait un rayon sur les mille et une façon d’accélérer le temps de croissance des plantes.

Qu’est ce que le temps m’a t’elle demandé ?

Le temps ce n’est rien d’autre que du désir mon petit ami et en riant j’ai vu sa belle poitrine se soulever et j’ai eu envie d’elle, de la serrer contre mon corps de petit homme et de m’enfouir la tête la première entre ses longues jambes pour traverser encore un nouveau rêve, aller plus loin.

Mais elle a levé le doigt en signe d’avertissement.

tu n’es pas encore tout à fait prêt, patiente encore un peu , rappelle toi le temps c’est du désir !

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prof d'arts plastiques, fabriquant de tableaux. @patrickblanchon38550 http://patrickblanchon.com

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