La fatigue et le ridicule

Un président taxé d’arrogance …

C’est la fatigue qui me permet d’apercevoir puis de constater le ridicule, l’inutile, le déjà vu, tous les fins rouages, la mécanique. Parfois je le regrette et désirerais revenir à la vigueur de l’innocence, à la saine arrogance, mais c’est foutu. J’ai eu mon temps d’arrogance et de prétention après tout, pas envie de faire le vieux beau qui se teint le poil et lorgne vers la jeunesse avec nostalgie.

Tout n’est il pas parfait dans le fond au delà de toute la merde qu’il faudra traverser pour s’en rendre compte enfin ?

Quelque chose cogne à la vitre comme une guêpe aussi conne qu’obstinée pourtant ou plutôt un gros bourdon décérébré, c’est cette volonté de vouloir attribuer au destin, à la fatalité cette perfection magnifique.

La bondieuserie me fait suer à grosses gouttes désormais d’autant que je vois de plus en plus de naufragés qui s’y raccrochent aveuglément.

Pour lutter contre sa propre insignifiance quoi de mieux qu’inventer un être supérieur qui rachèterait tous nos dérapages plus ou moins contrôlés.

Fatigue de la divinité aussi, de l’ubiquité et de toutes les toutes puissances quel-qu’elles soient , je les trouvent toutes ridicules désormais les ayant expérimentées dépecées en moi par le menu.

Voir Macron à la télé aurait pu comme beaucoup me faire bondir encore hier, ou avant hier, je ne sais plus. Mais là non je le regarde avec les yeux de la fatigue et décèle le ridicule sans ciller, sans hurler, sans vomir.

Je me dis que j’ai fait mon temps et je rigole parce que évidemment c’est aussi ridicule que tout le reste.

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