Réflexions sur la symétrie et le désordre.

Pendant des années, j’ai désiré échapper à un mot dont je n’avais jamais vraiment creusé le sens. N’est ce pas pitoyable quand on y pense ? Mais j’ai bien peur que cela soit le cas de bon nombre d’entre nous.

Mon aversion pour le mot « symétrie » par exemple, n’était sans doute qu’un désir de fuir Platon pour retrouver la vigueur des pré socratiques, et leur mystère, et la magie et refuser toute logique et toute science.

Mon aversion pour la symétrie s’allie à celle aussi que j’ai longtemps entretenue avec la géographie, au delà du dessin et de la peinture,et même si je suis doté un don pour m’orienter intuitivement, je ne sais presque rien sur les frontières, les capitales, le relief, et la nature des sols comme leur économie. Pourtant dans cette discipline aussi les formes sont en relation avec la symétrie ou sa comparse l’a-symétrie. Cette symétrie, ou son absence sont même au cœur de la pensée géographique.

Mais comme je ne suis pas à un paradoxe près, je déteste la symétrie et adore les fractales qui sont en quelque sorte son ADN. C’est que sans doute le son du mot fractale me plaisait plus.

Et puis cette histoire de symétrie, fait certainement référence au couple parental.

Quand je me souviens de mes trajets pour me rendre à la pension dans laquelle on m’avait flanqué jeunot, je marchais le long de la voix ferrée du coté de Valmondois, et certain matin d’automne comme celui ci je me demandais lequel de mes deux parents j’aurais voulu voir crever en premier.

La symétrie m’imposait alors déjà de ne point parvenir à me décider vraiment pour aucun.

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