La chambre d’hôtel 1988 mine de plomb Patrick Blanchon

Cette envie de dessiner que je ne cesse de retenir fermement de toute la force de mon inertie, n’importe qui d’autre que moi pourrait en rire.

C’est ce que j’ai fait aussi bien sur, et puis au bout du rire, après le désespoir, la vanité, j’ai aperçu une petite lueur.

Alors j’ai décidé de repartir, d’aller dans le bon sens, c’est à dire évidemment le sens contraire duquel tout le monde s’engouffre régulièrement, inexorablement.

Au lieu d’aller vers l’extérieur, retourner vers l’intérieur, au plus profond de l’intérieur là où chaque ligne, chaque point, chaque forme ne saurait trouver le moindre écho.

Dans ce silence sidéral dans lequel gisent les masses, les vides et les pleins comme ces galaxies presque invisibles au premier regard.

Remonter la ligne ténue des leçons bien apprises pour retrouver la maladresse, la vie, le mouvement et sortir du tombeau comme Lazare ébahi de respirer à nouveau.