Doucement

« Le masque des cœurs » Peinture de Thierry Lambert

Doucement, l’automne se perd dans l’écho des étés

pour ne pas glisser trop rapidement dans l’hiver

et je pense à mon ami là-bas attaché à son labeur,

à sa table, à ses pastels,

et le froid peu à peu arrive, le froid n’est jamais si loin.

Cette année il ne s’approche pas comme un ennemi

cependant qu’il m’indique le danger des chaleurs

et doucement je décide alors de l’éprouver, de le sentir,

ma bulle contre sa bulle, contact plan entre le froid et la brûlure

perpétuelle qui ne cesse de me fondre et me confondre.

Le froid comme une stabilité, un recours possible.

Le messager apaisant qui ne dit mot mais est présent.

Entre le froid et mon ami j’établis des passerelles doucement.

Deux solitudes à l’oeuvre, deux galaxies qui tournent dans le vide obscur aveuglées par la lumière qui se recrée à chaque instant.

Alchimie et chamanisme réunis comme toujours.

Cette présence de l’absence encore mais douce et complice

Deux cailloux sur le chemin qui vivent leur existence de caillou

et rien de plus ni rien de moins.

Le projet est de fabriquer un livre commun

Une étincelle

Doucement en chacun j’imagine

comme une origine et une fin qui se saluent

Tu sais

toucher le fer glacé réveille le feu

Rappelle la douceur cruelle

que le froid et le feu entretiennent savamment

pour nous emporter dans ce songe des différences et des nuances.

Cette errance qui constitue le deux et tous les nombres ensuite

En partant de l’un

tout doucement que l’on oublie.

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