Le monde

Quelque chose s’étend, s’étire, me contient et que je ne peux pas appréhender autrement que par les sens, par un filtre que je pose sans arrêt sur ce quelque chose.

Il se peut qu’il ne soit qu’un profond silence, ou une cacophonie magistrale, ou bien encore une symphonie inconnue.

Je ne sais pas.

J’ai choisi aujourd’hui de ne pas vouloir savoir.

Parce qu’à chaque fois je sais que je me trompe.

Quel que soit la définition que je veux donner du monde,

ce ne sera pas la bonne

ni la mauvaise d’ailleurs

ce ne sera que la mienne

Ma propre ou sale définition du monde

selon mon humeur, mon désir, ma défaillance, mon courage ou ma lassitude.

Le fait que je me trompe n’est pas bien grave, en soi

Le fait que j’ai parfois raison non plus.

Dans le fond je ne retiens jamais qu’un presque rien du monde.

Une faible portion, un tri que j’effectue, à ma convenance ou à ma déconvenue.

Kafka dans son journal disait :

Chaque jour entre le monde et moi il me faut braquer une phrase contre moi.

Il n’avait pas tort

pas raison non plus

ce qu’il faut retenir c’est que le monde m’interpelle toujours

qu’il soit à l’extérieur ou à l’intérieur de moi

j’ai le choix de le peindre, de l’écrire

ou de ne rien faire.

De m’enfouir dans ce contact comme deux corps qui s’étreignent

pour trouver une intersection de chaleur, de joie ou de plaisir

Cela ne change rien à la majorité du monde.

Et peut être un tout petit peu frémit-il ?

Va savoir

Va connaître.

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