Prague détail sur le pont Charles Photographie Patrick Blanchon 2010

La part d’ombre est souvent la part la plus intéressante de l’autre ou de soi, car elle emporte vers l’intime le regard qui s’y dépose, l’explore et la fait sienne. Cette part de soi que l’on n’expose pas au grand jour sous peine de jugement ou de condamnation semble pourtant le seul refuge tangible.

S’y trouvent des énergies puissantes, infatigables et une science des mystères qu’on ne saurait approcher sans véritable pureté de cœur, pour moi synonyme d’ouverture.

Le cœur et l’esprit unis dans l’ouverture à la présence, à l’acceptation de ceux ci, à l’accueil.

Le cœur et l’esprit ne font qu’un ici.

La part d’ombre se dissout peu à peu à la lumière de la conscience.

On s’aperçoit à la fin comme pour l’équilibre d’un tableau qu’une ombre peut servir la lumière et inversement.

Qu’il n’y a rien à rejeter vraiment pour le faire exister plus ou moins.

Que l’acceptation dans le fond est le maître mot.

Comme disait Supervielle dans « Le voleur d’enfant »

 » Il faut pourtant accepter ce que le Bon Dieu ne vous envoie pas ».

Et aussi William James qui parle de soulagement lorsque nous acceptons notre nullité dans quelque domaine que ce soit.

There is the strangest lightness about the heart when one’s nothingness in a particular line is once accepted in good faith.
Principles of Psychology, XII