Pas la peine de faire un longue thérapie pour savoir que ce qui me manque sans doute le plus c’est la confiance. La confiance dans les autres comme en moi.

Je crois que j’ai dû constater dés le départ cette difficulté d’être vraiment « moi » et quasi simultanément l’impossibilité d ‘y croire.

Car dans le fond la confiance n’est t’elle pas tout bonnement une question de croyance comme tout le reste.D’ailleurs vient elle à être entamée pour une raison ou une autre que reste t’il de cette confiance que l’on pensait si solide, si inébranlable ? Rien.

C’est sur ce malentendu que bon nombre de personnes se séparent en invoquant la perte de confiance, les plus extrémistes allant même jusqu’à évoquer la trahison.

Cette confiance là ne m’a jamais convenue, même au creux de mes amours les plus folles j’ai toujours laissé à l’autre une part obscure, la plus grande de lui je crois bien, la relation ne s’effectuant que par l’intermédiaire d’une surface plane entre deux bulles inconnues.

Ne pas avoir confiance doit aller avec l’envie de ne jamais être surpris. Je crois que j’adore autant que je déteste les surprises. Les surprises me retournent l’âme dans les deux sens.

La surprise et la confiance sont comme les deux faces d’une médaille.

On a confiance et puis on est surpris en bien ou en mal et se pose alors la question de la contenance, et du que faire ?

Alors peut-être que pour considérer la confiance d’un point de vue neuf, suffirait il seulement d’accepter que tout n’est pas si régulier qu’on le croit, qu’il existe des singularités possédant leur utilité, même si cette utilité ne nous est d’aucun secours.

prof d'arts plastiques, fabriquant de tableaux. @patrickblanchon38550 http://patrickblanchon.com

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