Plutôt être seul.

Personnages Patrick Blanchon

Depuis que j’ai dépassé la cinquantaine, je me suis donné comme objectif de dire ce que je pense ce qui n’est pas si simple tous les jours et avec tout le monde, cependant je m’accroche malgré tout.

Au début c’était pour être tranquille je crois, pour ne pas nourrir plus que nécessaire tous les malentendus, et les confusions possibles.

Tu sais le genre de situation où tu fais croire à l’autre suffisamment pour qu’il ou elle s’imagine.J’ai toujours été extrêmement doué pour ça parce que ça devait faire partie de mes stratégie de survie.

Ma mère avait une locution clef qui provoqua bien des déflagrations silencieuses c’était l’expression  » on verra »

On verra permettait d’imaginer que ça allait arriver, et parfois elle poussait le vice jusqu’à le faire arriver vraiment, cependant que la plupart du temps, on verra n’était qu’une locution creuse, vide, une façon de botter en touche tout simplement.

J’ai dû utiliser cette technique bien des fois, et surtout envers moi-même.

Ce qui m’amène à réfléchir sur ma soi disante générosité tout à coup, à cette nécessité que j’éprouve de vouloir partager tout ce qui me passe par la tête désormais.

Comme si toi cela allait vraiment t’intéresser, je veux dire comme si j’allais vraiment me leurrer moi sur l’intérêt que tu portes à ce que j’ai à dire.

Mais non je ne me leurre pas. Ce que j’écris chaque jour ce n’est pas pour toi vraiment, j’ai seulement besoin que ça passe par toi pour me revenir autrement, et puis c’est tout.

Dans le fond j’ai tenté d’être seul plutôt que mal accompagné mais on est toujours plus ou moins obligé de faire des compromis, n’est ce pas ?

Donc en quelque sorte écrire dans ce blog c’est une manière comme une autre d’être seul.

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