Le retour de Quetzalcoatl

« Vois tu » Peinture de Yaël Moon

Le serpent à plumes, appelé aussi Quetzalcoatl est une divinité dont on daterait les premières représentations à 150 après J.C. Du moins c’est que nous offre comme datation les historiens de l’art spécialisés sur la région Teotihuacan située dans l’actuel Mexique.

Une théorie encore controversée mais dont on continuerait à explorer toutefois la piste avec plus ou moins de conviction c’est que cette histoire de serpent à plumes serait concomitante avec l’arrivée des vikings sur le sol amérindien au X ème siècle.

En effet un chimiste du nom de Gustavo Nelin dans « la saga de Votan » effectue un parallèle entre la naissance de ce mythe et le viking Ari Marson qui pour finir se sera perdu dans les étendues du Groenland en compagnie d’Erik le Rouge. Si en 2016 des recherches ont prouvé que les vikings s’étaient installées dans les Terres neuves, nous ne possédons encore aucune preuve que ceux ci aient pu naviguer jusqu’au Mexique.

Sans preuve on a l’habitude de baisser les bras et de tourner les talons.

C’est à dire pour résumer que nous formulons une hypothèse et que cette hypothèse ne devient réalité que lorsque nous trouvons des preuves pour la corroborer.

Pour moi c’est comme avoir l’idée un beau matin d’acheter une voiture rouge et de ne plus voir dans la rue que la fameuse bagnole dont nous ne cessons de rêver et rien d’autre.

Que dire alors des voitures jaunes, bleues , violettes ?

Rien.

Seule ne reste que la couleur rouge qu’on appelle pour finir un bien de consommation, une réalité tangible dont on en prend pour plusieurs années à tempérament.

J’imagine qu’en science et en archéologie notamment c’est un peu pareil, on imagine une hypothèse et puis ensuite on la fonde en amassant des preuves de ce que l’on avance.

C’est comme ça que bon nombre d’objets trouvés ont été détournés de leur véritable fonction simplement parce que ça arrangeait leurs découvreurs, et rien d’autre.

Du coup à ne plus rien lire du tout il n’y aurait qu’un pas. si tous les écrits finalement ne servent qu’à fonder la preuve de ce que leurs auteurs imaginent c’est un peu la même chose. Du temps perdu à suivre les pensées constituées de méandres et de marais plus ou moins boueux, un peu comme la mienne si l’on veut.

Il y a deux jours de cela j’ai fait un rêve étonnant que je n’arrive pas à oublier.

J’étais dans une grande ville, avec de hautes constructions, sous un ciel bleu magnifique quand tout à coup à l’horizon arriva un oiseau que je pris pour un aigle tout d’abord.

Puis la forme s’approcha de plus en plus et grossit en arrivant au dessus de moi je vis un énorme oiseau ressemblant à un griffon on mais aussi à une sorte de sphinx mais aussi à) un Phoenix.

J’ai fait peu de rêve dans mon existence qui possédaient cette étrange caractéristique d’être plus vrai que la réalité. Comme si la lumière, l’organisation des molécules qui constitue cette réalité s’était arrangée pour fonctionner à une vitesse supérieure à l’ordinaire ce qui confère alors à ce type de rêve l’impression d’entrer dans un monde vraiment particulier, plus réel encore que ce que j’appelle le réel d’habitude.

J’en ai été perturbé pendant toute une journée en vacant à mes occupations habituelles, jusqu’à finir à la fin par en plaisanter, en sourire, et au bout du compte en rire.

Et puis ce matin, cela me revient à nouveau et ce mot de Quetzalcoatl est arrivé dans la foulée comme pour m’inciter à suivre sa piste.

La piste du Serpent à plumes.

Que me dit dans le fond ce symbole et de quoi s’agit-il vraiment ?

Le serpent c’est du domaine de la terre

La plume c’est du domaine de l’air

Quetzalcóatl serait donc est la manifestation d’une union du ciel et de la terre.

Et ce gigantesque oiseau que j’aperçois au dessus de moi dans mon rêve veut sans doute me parler de quelque chose d’important en évoquant cette union du ciel et de la terre qui rend le réel si magnifique tout à coup.

C’est encore une fois la redécouverte du « et » de la conjonction de coordination également qu’il me satisferait de concevoir en gardant les pieds sur terre, cependant que l’attrait vers lequel le ciel, l’esprit m’emporte je ne le comprends pas d’emblée.

En farfouillant dans mes archives de notes pendant un moment je ne cesse de me poser cette question et je tombe notamment sur d’anciens rituels parlant d’auto sacrifices lors de cérémonies propices à attirer les grâces du grand serpent.

Et puis d’un coup je découvre une petite note que j’avais écrite il y a des années sur la fin de son histoire , une histoire banal d’amoureux éconduit, où il s’immole au bord de la mer.

Mais son cœur s’échappe alors des cendres et devient « l’étoile du matin ».

Et quel est d’autre l’autre nom de l’étoile du matin, c’est Vénus bien sur.

Dans cette société agonisante ainsi comme le grand serpent à plume malheureux, avec l’évolution des mœurs, la reconnaissance pour laquelle se battent les femmes, avec la reconnaissance aussi de la planète comme entité vivante, est peut être en train de s’opérer à la fois une immolation, un auto sacrifice formidable de l’humanité toute entière pour que de ces cendres encore fumantes s’élève, on peut l’espérer une nouvelle Vénus, symbole de paix de fécondité et d’amour.

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