Gravure d’Edward Viiralt graveur et peintre Estonien.

Je ne sais plus comment j’ai commencé à considérer mes pensées pour ce qu’elles étaient, juste des pensées qui ne cessent jamais de me traverser l’esprit et pas grand chose d’autre.

Aucune ne saurait vraiment prendre le pas sur les autres, elles sont égales parfaitement, les bonnes comme les mauvaises et même cette manière de considérer le bon et le mauvais m’a toujours semblé parfaitement convenu d’avance autant qu’illusoire.

Une bonne chose à première vue provoque un choix en son sens, crée un chemin mais au premier virage venu déclenchera une succession de mauvaises choses et inversement.

Nous ne pourrons jamais savoir si tel ou tel choix se fera sans douleur, puisqu’avant tout nous décidons surtout de ne pas vouloir souffrir.

C’est qu’on ne cesse jamais de se faire des idées sur tout bien avant que la moindre chose n’advienne. Et, lorsqu’elle se présente enfin, tout caractère de nouveauté en sera étouffé dans l’oeuf par notre obsession à la rapprocher, à la ranger dans un tiroir, un classement, avec une belle étiquette  » déjà vu » ou « déjà connu ».

Et pourtant il faut bien vivre et il est nécessaire d’oublier tout cela si l’on veut vivre n’est-ce pas ? alors on se transforme en une sorte de marionnette de ces pensées qui ne cessent jamais d’aller et venir. Les plus malins sont souvent les plus sots aussi qui en prennent soudain conscience et qui imagine être leur propre marionnettiste.

Nul ne sait vraiment qui agite tous ces fils auxquels nos existences sont suspendues. Certain parlent de Dieu, d’autres du diable en imaginant qu’ils puissent par un mot savoir ce que c’est.

Dans le fond des choses nous sommes des marionnettes dans les coulisses d’un gigantesque théâtre et nous ne croisons jamais le marionnettiste.

prof d'arts plastiques, fabriquant de tableaux. @patrickblanchon38550 http://patrickblanchon.com

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