Comment se débarrasser de nos croyances usagées ? ( et continuer à avancer)

Il y a le bac à déchets organiques, le bac à papier, cartons plastiques, le bac à fleurs, le bac à passer si l’on veut s’élever plus haut et devenir éboueur, un bac +5 sera bientôt requis.

Et puis il y a l’absence de bac, celui destiné à flanquer toutes les croyances qui ne nous servent plus, celles que nous avons délaissées pour de bonnes raisons évidemment. La violence se sert toujours de bonnes raisons pour avancer.

Si ce bac n’a pas été prévu par les hautes instances sanitaires il y a bien entendu une bonne raison.

Des bonnes raisons à tout ça ne manquera pas.

Que faire de nos croyances usagées voilà une bonne question à se poser dans une époque où le recyclage est devenu un mot clef pour toutes les corporations de métier.

Je fais partie d’un petit groupe d’artistes sur Facebook qui a pour but de fabriquer des œuvres avec des restes de papier, de plastique, de carton etc. Les œuvres sont ensuite exposées et le public peut même en acquérir en proposant lui même le prix qu’il estime juste pour le faire.

Je me suis demandé si ce ne serait pas intéressant de créer aussi une sorte d’oeuvre si l’on veut afin de « recycler » toutes les croyances que nous avons abandonnées et ainsi plutot que de les laisser pourrir dans le tréfonds de notre inconscient, les transformer en oeuvre d’art éventuellement.

Cela requiert un instinct de chasseur avant tout car généralement étant conspuée, la croyance usagée ne se laisse pas attraper facilement.

Il faut probablement un peu de temps, une bonne dose de patience ainsi que de la mémoire et beaucoup d’honnêteté pour avoir une chance de la voir apparaître au carrefour de deux synapses, sur la route de notre introspection.

Cela pourrait être aussi le titre d’un recueil…. chaque nouvelle retrouvaille pourrait ainsi être un petit texte illustré de la dépouille de la croyance qu’on aura probablement achevé d’achever complètement méchant comme nous le sommes naturellement.

Une des plus belles croyances de ma vie aura été , je vous la raconte , qu’un jour je puisse être capable, si je me comportais bien, de marcher sur l’eau. Autant dire que c’est une croyance qui me venait en ligne directe de mon père qui lui aussi y avait cru dur comme fer.

Il n’appelait pas cela marcher sur l’eau, non lui il disait si tu rentres dans une bonne entreprise tu peux y rester toute ta vie et gravir tous les échelons.

Quand on regarde aujourd’hui et de loin les 30 glorieuses comme une galaxie oubliée, j’imagine qu’il n’était pas le seul à prendre ses rêves pour des réalités, et le pire ou le meilleur, c’est qu’effectivement il suffisait d’y croire pour que cela marche.

Quand tout le monde est animé par les mêmes croyances tu admettras que c’est beaucoup plus facile.

J’étais le seul à croire que je pouvais marcher sur l’eau, et c’est là le drame… j’en ai longtemps voulu aux autres de ne pas accepter d’y croire et ça ne me serait jamais venu à l’esprit de penser que ma croyance était fausse.

Quand j’y repense le transfuge des croyances dans les années 60-70, et surtout leurs métamorphoses fonctionnait à pleins tubes sur les ondes et dans les cervelles.

Peu à peu marcher sur l’eau est devenu : « je vais devenir chanteur, puis écrivain puis peintre … »

je n’ai jamais vraiment lâché cette croyance vraiment, elle toujours au fond de moi tapie.

Aujourd’hui que je la pointe avec ma souris, aurais je vraiment le courage de cliquer pour la faire disparaître à tout jamais et mettre une bonne fois pour toutes et définitivement , les mains dans les poches, relever mon col de veste et ainsi normalement continuer à avancer ?

Les commentaires sont fermés.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :