Mémoire d’éléphant.

Pour sa survie l’éléphant, comme le dromadaire, se retransmet de génération en génération la mémoire des points d’eau. En raison de sa peau fragile il doit sans cesse rechercher des lieux dans lesquels la fraîcheur et la boue l’aident à supporter la chaleur comme étancher sa soif.

On ne peut avoir de mémoire sans être attentif à son environnement. Le fait de pouvoir transmettre ces souvenirs à des générations d’autres individus indique peut-être qu’il existe un langage, des récits que les éléphants tout comme les corbeaux partagent entre eux.

Les aborigènes d’Australie, dans leurs peintures ne font pas autre chose que de se raconter des routes, des chemins d’un point d’eau l’autre, et dans notre soif de mysticisme nous confondons parfois l’essentiel et le religieux, la magie en flanquant tout dans un même sac.

En imaginant que nous puissions avoir une utilité quelconque sur cette planète à part ruiner sa faune, sa flore et piller toutes ses ressources , l’avenir sera peut-être dans la redécouverte de nos colocataires, que nous nommons « animaux » mais qui font preuve de comportements altruistes bien plus souvent que nous autres humains.

Au lieu d’aller sur Mars ou je ne sais où à grand renforts d’investissements à mon avis délirants, nous gagnerions beaucoup à étudier notre environnement proche, trouver des voies de communication avec tous les animaux qui pourraient bien nous apprendre bien plus long sur l’univers et ses mystères que tous nos savants bardés de titres honorifiques.

Les égyptiens par exemple semblaient porter une très grande attention au bousier poussant sa pilule. Cet insecte représentait un dieu solaire, la pilule représentait le soleil ..et de cette pilule ils s’étaient rendus compte que naissait la vie. C’est pourquoi beaucoup de remèdes au temps des pharaons provenaient des excréments, et la notion d’engrais pour les bandeaux de terre fertile avait été comprise de bonne heure.

Ce qui serait vraiment une avancée extraordinaire pour l’humanité c’est d’acquérir soudain l’humilité nécessaire à regarder tout ce qui vit comme étant aussi précieux que nous estimons l’être… Mais estimons nous vraiment que nous sommes si précieux ? On pourrait se le demander étant donnée la pulsion de mort destructrice qui ne cesse pas de nous animer.

Avec cette humilité j’en suis persuadé nous trouverions aisément une possibilité de dialoguer avec tout le vivant, à la fois en nous et à l’extérieur de nous.

En regardant cette photographie d’un œil d’éléphant je lui trouve un air familier soudain, une empathie et un respect comme j’éprouve pour les grands chênes, les rochers lissés par la pluie et le vent.

Si nous avions accès à toute cette mémoire qu’en ferions nous vraiment ? Peut-être que les animaux, comme les arbres, les rochers sont dans l’attente que nous devinssions enfin raisonnables pour nous l’apprendre.

Dans le fond des choses nous ne sommes que des gamins turbulents et immatures que les parents laissent jouer un peu trop longtemps et le temps ne serait tarder d’aller se brosser les mains et de ranger nos chambres.

2 commentaires sur “Mémoire d’éléphant.

  1. Hum! Votre texte ou votre parole me touche au coeur et c’est certainement ce qui fait la différence, d’ailleurs il semblerait que ces émotions soient « utilisées » comme étant « le ressort », le « levier » ou le « nerf de la guerre!!!  » pour, par exemple « faire et/ou produire des films »,
    bref la sacro-sainte communication!
    Et si je suis animé à un moment de la journée, ou de la vie, la mienne ou ma mienne :-);
    si mon esprit est ou reste focalisé sur des « problèmes », des tensions, de survie, de combat, et champ de batailles …s’il faut, si mon esprit ou/et mon être se doit, se sent obligé de s’affirmer, de se défendre alors je ferai(s?) certainement appel à mes « capacités » de combat et donc dans un schéma basique et/ou vital!
    ça sera lui ou moi, l’autre ou moi, non?
    Oui, je suis 1000% d’accord avec vous et je suis aussi une personne que je crois « éduquée, favorisée, disponible plus ou moins… en fait j’essaie de comprendre et d’examiner les raisons qui font que nous, ou humains étions capables du pire comme du meilleur.
    Alors je me disais que je pouvais être un personnage presque « horrible » et/ou « affreux » et que cela dépendait ou dépendrait beaucoup des circonstances, non?
    Horrible, déjà je l’ai été, « sur le coup » comme on dit… le coup de quoi!?
    de ce qui a généré une émotion de … colère, de dépit, d’amertume, et qui a proposé, à mon esprit, l’idée « saugrenue, je l’avoue, quoique…! « après moi le déluge! » et donc oui je suis aussi un enfant,
    et les enfants sont à la fois branchés et/ou doués de « pureté » et aussi … en pleine crise : incapable souvent de GÉRER l’univers ou la palette des émotions qui les traverse, qui NOUS traverse…
    alors voilà…, je ne suis pas toujours sûr qu’il s’agisse des autres, toujours!, des méchants ou pas bons ou pas intelligents ou ce que vous voulez, … des enfants! … que dépende notre façon de vivre, notre qualité de vie et de notre niveau d’intelligence… celle du coeur, par exemple.
    Je pensais aussi, vu notre nombre (pas loin de 8 Milliards je crois ou dépassé!) qu’il fallait que l’on arrive à une masse critique (d’individus) qui puissent ou qui faillent changer la donne et considérer qu’a partir d’un moment (et plus vite sera le mieux) le total respect de la vie sous toutes ces formes soit définitivement en tête de « la Déclaration Des Droits de la Vie ou de l’homme (mais effectivement parler de la Vie avec un grand V nous permettrait à tous de nous rendre compte que nous sommes loin d’être le centre ni de la Terre et encore moins de l’univers, auquel la Terre est forcément en relation d’interdépendance!!! » au niveau mondial et de l’univers. Je pense que l’on y arrive…!? 🙂 ,
    tout du moins, je sais… que ma fille de 19 ans, née en 2000, possède en elle et venue au monde avec des nouvelles données et qu’elle a complètement intégré toutes ces notions de respect, de « grandeur d’âme » que nous, adultes, « au pouvoir, aujourd’hui » avons tant de mal à faire valoir! c’est ce qu’on appelle la transition, non? Un moment où les choses ne fonctionnent plus comme avant, comme dans » l’ancien temps », celui de nos parents et avant et que les nouvelles générations poussent avec leur détermination et leur volonté de vie , leur force et leur pulsion de Vie! et même si, en chacun de nous et/ou à l’extérieur, la pulsion de mort est là, présente (comment serait-il possible qu’elle n’existe pas si la pulsion de vie, elle, existe… il faut bien que tout et son contraire soient présent!).. la pulsion de mort dont vous parlez n’est pas forcément que négative ou à conspuer, voir à refouler!…
    je pense à la planète Pluton…, on la dote en « notion psycho-astrologique » de pouvoir extra-humains, hors du commun, et qui détruit tout sur son passage, elle est incontrôlable (en rapport avec la notion de statut d’enfant que vous, nous pouvions attribuer au comportement des humains aujourd’hui 🙂 et les individus, que dis-je, les groupes d’individus sous son influence ( c’est une planète très, très lente dans sa rotation), elle est donc générationnelle ! (hum, je suis content (comme un enfant-adulte 🙂 je me rends compte de la pertinence ou au moins de la coherence de mes propos ! 🙂
    un peu d’estime doté d’un minimum d’humour est, je dirais « nécessaire et obligatoire » aussi la notion de « recul », de distance à prendre ou à avoir sur les événements et les choses, c’est un bon remède, je crois, à l’envahissement ou la pénétration ou l’emprise que peuvent produire les ou « nos » émotions sur nous ou le reste de notre être, constitution! (sommes-nous ou devenons-nous « émotion », à un instant, pendant un moment! oui/non?
    Pour en revenir à ces notions sur Pluton et ce que les astrologues lui prêtent donc: et pour synthétiser l’ampleur du phénomène: Pluton c’est la métamorphose (profonde:-) et le mystère (total..!) ainsi que la régénération! (ce vaste programme, à partir des matériaux du subconscient (et non de l’inconscient :-).
    (Post d’Astrologue Conseil Christophe Guillaume)
    Soyons optimistes, ou au moins volontaire, et laissons notre plus belle empreinte sur ce trésor de beauté et d’amour et de richesses qu’est notre terre mère à tous « Ô la belle bleue! »

    Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :