L’amour au bac à sable.

« Je ne t’aime plus » cria t’elle au petit blondinet qui lui pinçait la cuisse. Il faisait encore chaud et je m’étais assis sur un banc public, square Grégoire III, derrière Notre Dame.

Le petit blondinet répliqua « moi aussi » et je songeais à Serge et à Jane en buvant un coup d’eau tiède à la bouteille que j’avais eu la précaution d’emporter dans ma pérégrination.

Et bien sur je me remis à penser à nous. A nous autrefois.

Nous n’étions plus des enfants bien sur et pourtant nous empruntions les mêmes chemins. Nous étions si démunis je crois. Adultes et pauvres en nuances.

Tu ne m’as jamais dit « je ne t’aime plus » et je crois que moi non plus.

Nous avons préféré des « je pars » ou des « ne reviens pas ».

Et puis le temps a passé, on oublie les sujets de querelles comme les raisons d’aimer sans doute parce qu’il n’y pas de raison justement. Parce que l’amour s’enfuit toujours au delà de nos indigences, c’est sa façon à lui de nous montrer sa présence.

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