S’enfoncer dans la terre, en son tréfonds comme un magistral utérus à la quête du noyau de l’œuf bouillonnant de désir et de mystère ou s’enfoncer simplement un joli doigt dans le rectum.

S’auto doigter sans vergogne ou devenir un nouveau Livingstone… de l’art, la belle affaire, il faudra bien avant toute chose passer par l’audace, par le plaisir extrêmement personnel de se déflorer soi-même puisque personne n’a jugé bon de le faire pour toi. Puisque personne ne peut véritablement s’y enfoncer de son plein grès, rêves de godemiché céleste de sodomie sidérale et sidérante l’énorme bite du discernement surtout ne passera pas l’orifice, trop grosse, trop usée aussi, le discernement est mur aucune pastille de viagra ne pourra le remettre d’aplomb désormais. Se finir dans ce cas à la main, au pinceau, en essuyant la merde sur la toile le plus poliment possible sans que cela ne se voit de trop. Petite vaporisation d’Armani dessus et hop ni vu ni connu j’expose les miasmes, les merdes, enveloppées dans de jolies couleurs pétaradantes.

Tout a déjà été exploré de fond en comble. tout sauf la sodomie dans le fond c’est le cas de le dire. Et pourquoi pas aller s’asseoir un peu sur une vieille souche histoire de sentir les doigts du destin fouiller tout ce bordel d’humanité, toute cette outrecuidance de peintre. Se faire sauter le caisson en s’auto enfilant un joli pieu dans le cul, se sentir transpercé par la nature des choses, ça irait peut-être mieux ensuite.

Marcher en canard pendant quelques jours, puis à nouveau tout oublier, renouer la Lavallière, remodeler sa bouche en cul de poule et repartir, repartir encore avec des « la peinture ceci la peinture cela »etc.

Pourtant je jurerais que c’est la seule voie véritable dans le fond ( à nouveau et si vous me le permettez) de vous rejoindre en territoire inconnu.