Un os dans le nez ne fera pas de toi un papou.

Un conseil pour toi avant de m’enfoncer comme un bouchon dans cette rivière qu’est la journée, devenir en même temps hameçon et poisson faisant la nique au pécheur.

« Un os dans le nez ne fera pas de toi un papou », c’est ainsi que m’a parlé le vide ce matin et depuis je suis dans mes manuels de chiffre à tenter de décrypter la mathématique du néant.

Ce n’est pas en réfléchissant que l’on comprend. C’est en se déplaçant d’un pas ou deux de coté. On peut aussi faire un salto avant ou arrière , mais à mon age c’est plus périlleux. J’évite, je deviens prudent.

Ce n’est pas parce que tu peins que tu es peintre et ce n’est pas parce que tu écris que tu es écrivain.

Voilà ce que j’ai entendu dans le cri d’un oiseau qui n’est pas la Castafiore non plus mais qui a l’air de s’en porter bien.

Cette propension à classifier au plus vite, comme pour s’en débarrasser parce que ça brûle ou crame, je comprends. Je n’adhère pas pour autant.

Je me décolle en me grattant furieusement la peau pour ne pas adhérer à quoi que ce soit.

Je ne veux pas passer ma vie à la colle

J’ai épousé je me suis engagé sans chercher à vouloir devenir papou, seulement moi (et c’est déjà extraordinairement compliqué) et tout simple quand on se retourne en arrière, et qu’on découvre non sans dérision « les raisons » de ce petit os qu’on s’est flanqué dans le nez.

comme illustration j’ai chois un tableau étrange qui s’intitule « murmurings » crée en 2019 alors que je n’étais sous l’emprise d’aucune drogue, pas même de ce délicieux Saint Véran bien frais qu’on partage régulièrement entre amis.

Acrylique sur toile 100×80 cm

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