Tarentisme,Tarentelle,Tarentule

Originaire de la ville de Tarente en Italie la tarentelle est à l’origine un rituel collectif de guérison.

Sur une mesure à 6/8 les villageois dansent la tarentelle afin que l’agitation générale des corps aide à guérir une personne mordue par l’araignée appelée souvent à tort tarentule.

Cette danse peut durer des heures et parfois plusieurs jours. Les musiciens se relaient durant toute cette période afin de ne pas interrompre la danse.

Cette danse traditionnelle à l’origine illustre les mouvement d’une araignée, elle permet d’entraîner la foule dans une agitation intense car on croyait que seule cette fébrilité corporelle avait le pouvoir d’aider à guérir les personnes mordues.

Cette danse se reproduisait régulièrement car il était aussi dit qu’à la date anniversaire de la morsure de l’araignée les victimes rechutaient momentanément.

La piqûre de la tarentule d’après ce que l’on en a recueilli provoquait une profonde léthargie et des moments de catatonie.

En fait c’est plus probablement une variété de veuve noire qui est responsable.

Le tarentisme est bien sur associé à cette danse mais aussi à des traditions méditerranéenne plus anciennes

( Bacchanales) et aussi la danse des corybantes associée au culte de Dyonisos.

Cette tradition de guérison collective par l’usage de la danse remonte à des temps immémoriaux et perdure encore aujourd’hui dans le vaudou haïtien ou le candomblé brésilien par exemple.

On croit que l’origine d’une maladie est surnaturelle et donc qu’elle est déclenchée par une des divinités du panthéon. Dans ce cas on recherche les signes en dansant une danse par divinité jusqu’à trouver celle qui correspondra le mieux aux symptômes visibles fourni par le malade. C’est à dire qu’il va réagir vraiment à la danse qui correspond à la divinité responsable de la maladie.

S’en suit un rituel d’offrandes à cette divinité qui généralement apaise le malade voir le guérit totalement.

Platon évoquait déjà dans l’Ion ce phénomène étonnant.

 » les «corybantidés n’ont d’oreille que pour un dieu seulement, pour la musique qui appartient au dieu par lequel ils sont possédés. À cet air là, ils répondent librement par le geste et la parole alors qu’ils ignorent tous les autres».

Peut-être que les musicologues et autres chercheurs dans la science du son ainsi que les physiciens et les médecins pourraient se pencher de concert sur ces méthodes de guérison qui ont perduré durant une grande partie de l’histoire humaine. Sans doute qu’une ouverture d’esprit particulière, une audace leur sera nécessaire pour comprendre et perfectionner ce qu’ont déjà découvert nos ancêtres sur les notions de fréquence, l’agitation des molécules par la danse, et la possibilité de guérir la maladie autant psychique que physique.

L’illustration de cet article est une toile à l’huile réalisée presque en dansant du coup j’ai bien envie de l’intituler Tarentelle …

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