Comment trouver son chemin dans le labyrinthe, sans s’arracher les cheveux, et devenir pote avec le minotaure.

Tout ce temps passé à fixer l’écran bleuté de nos écrans dans des quêtes à géométrie variable me fait évidemment penser au célèbre mythe du labyrinthe.

Dans quel but ?

Il se pourrait que l’intention première se dissolve assez rapidement, soumise à l’irrémédiable corrosion qu’apporte la distraction.

La plupart du temps je viens ici pour consulter un article de Wikipédia, je parle de buts avouables bien sur, entends des buts « sérieux ».

Souvent c’est le besoin de revenir à l’origine d’un mot, ou bien une précision de date sur un événement historique, ou encore quelques bribes d’explication sur un plugin que je n’arrive pas à paramétrer convenablement.

Mais comme je manque de concentration ou de motivation véritable je finis toujours par être happé par la rapidité des choses.

Il suffit généralement qu’un truc scintille à gauche ou à droite de l’écran pour qu’il attire mon regard.

Cela commence généralement par un article en référence avec le sujet de départ puis peu à peu les chemins se perdent, des intersections sont décidées comme à pile ou face et me voici perdu.

Je me retrouve tout à coup sur Youtube hypnotisé par l’image d’un donneur de leçon en matière de marketing, ou bien capturé par une voix douce et féminine récitant quelques vers de Rumi.

C’est agaçant car le temps file dans ces cas là à une vitesse sidérale et, quand mon épouse m’apostrophe soudain et me parlant de factures, de la prochaine expo à préparer, de mails qu’ils fallait absolument envoyer en urgence, je me sens comme un gamin coupable et honteux d’avoir posé les doigts dans un bocal de confiture.

Bien sur tu vas penser que je vais me plaindre de cette fichue tendance à procrastiner et tu t’attends peut-être à ce que je te fournisse une énième solution qui te permettra de la vaincre les doigts dans le nez …

Ne rêve pas.

J’aime procrastiner et à la vérité je ne tiens pas du tout à m’en passer.

Pourtant j’adorerais donner un sens à mes égarements dans le labyrinthe et faire du minotaure un vrai pote.

Ce minotaure je ne cesse de l’imaginer tournant en rond dans sa cellule en se cognant les cornes sur les murs.

N’est-il pas un peu comme toi et moi finalement ?

Ce labyrinthe que j’ai décidé d’illustrer par cette image du réseau d’internet n’est il pas comme la vie toute entière ?

Alors il manque Ariane

Il suffirait d’un cheveu n’est ce pas,

Alors comment faire pour ne pas s’égarer, pour trouver l’issue? Faut il ou non tuer le minotaure ?

Ariane est partout et c’est surement la principale difficulté de savoir trouver la « bonne ».

Pas celle qui fait le ménage bien sur, la bonne c’est à dire celle qui te ramènera toujours à ta première intention.

Celle qui à chaque fois que tu seras tenté de t’égarer te dira : « et les factures ? »

Et oui on se fait souvent une idée d’Ariane poétique et édulcorée. La vérité c’est que la poésie ne paie que très rarement les factures.

Par contre je peux te dire qu’une fois qu’on s’y est mis on se sent vraiment soulagé dans tous les sens que ce terme peut revêtir.

Pour s’égarer dans le labyrinthe le mieux est de ne pas se sentir tiraillé de trop par des taches que l’on considère souvent comme subalternes.

Et pour cela il faut s’en libérer comme on libérerait finalement ce fameux minotaure !

Et du coup quand tu comprends que cette libération te procure une sensation agréable,

quand tu comprends que payer les factures peut être un truc génial avec lequel tu peux entretenir une vraie relation amicale ….

Oui, sans doute que tu n’as plus besoin non plus de traîner trop de temps dans je ne sais quel labyrinthe, va savoir …Une petite image réalisée sur le logiciel Procreate en regardant les informations du soir. La distraction peut avoir du bon de temps en temps surtout quand les nouvelles ne sont pas bonnes.

huile sur toile format 30×30 cm

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