« Il est urgent et prioritaire » … renaissance du fascisme ?

Entouré d’un bataillon de scientifiques formant ce qu’il nomme un « comité », le chef de l’état Français, Emmanuel Macron, à peine métamorphosé en général en chef d’une armée qu’il méprisait quelques semaines auparavant, ne tarit plus de louanges envers celle-ci.

Tous les soignants sont désormais sur le pied de guerre puisque, tu l’as compris la pandémie est considérée ainsi désormais comme l’ennemi mondial numéro 1.

Il faudrait être naïf, en l’observant attentivement pour ne pas voir que le président Macron est le capitaine d’un navire en train de couler. Ce mélange de solennité, d’empathie savamment calculée, les solutions miraculeuses qu’il tire soudain de son chapeau en ce qui me concerne m’effraient bien plus encore car il y a dans l’air un parfum mortifère de tranchée de poudre et de dernières cartouches.

Le fait que la BCE puisse soudain allouer 750 milliards d’euros pour préserver l’économie européenne, bien que l’idée soit rassurante à première vue, ne m’invite pas à être vraiment optimiste.

Dans le fond on assiste bel et bien à un naufrage général et ce qui est énervant c’est à nouveau de constater le manque de jugeote de nos élites pour colmater les brèches.

Car la situation actuelle ne devrait pas s’orienter sur la nécessité pour un tout petit nombre de vouloir sauver un paradigme, un coffre à bijoux, un chapeau, une paire de pompes avant que tout ne sombre dans la profondeur du désastre.

En fait je crois plutôt que l’occasion est belle enfin pour que ce petit groupe d’affreux qui gouverne notre monde, l’oriente sciemment, scientifiquement, vers sa perte sous l’apparence d’un altruisme d’apparat qui ne peut tromper vraiment personne.

Ce Covid 19 ( il y en aurait eut 18 auparavant ? ) il ne sert pas à grand chose de s’interroger vraiment sur sa nature véritable.

Qu’il soit un phénomène naturel ou artificiel, peu importe, ce qui compte c’est qu’il soit bel et bien là et qu’il provoque des ravages chaque jour selon une courbe exponentielle.

Si l’Asie a immédiatement prise des mesures drastiques afin de lutter contre « cet ennemi du peuple« , elle le pouvait d’autant plus facilement que ce genre de mesures n’est pas une nouveauté pour le peuple chinois.

Ces mesures fonctionnent d’autant mieux dans le cadre de ce que nous appelons une dictature que dans nos démocraties européennes et particulièrement en France ou rien ne peut être mis en place sans qu’aussitôt les avis, le pour et le contre, avec toute la kyrielle de propos égotistes qui les accompagnent, ne s’opposent.

On peut être fatigué de ces oppositions systématiques qui empruntent l’apparence du débat démocratique mais qui ne servent qu’à faire mousser certains personnages, à mon avis marchant complètement à coté de leurs pompes, aveuglé par les spots dont usent et abusent les médias.

Les médias ne cessent de diffuser tout une collection de messages en accord avec les propos de Macron et des scientifiques. Ou pas, et d’ailleurs quelle importance ??? Cette inoculation lente, heure après heure à mon avis fait encore plus de ravages car l’inconcevable est désormais codifié à la botte d’une volonté dont on ne discerne pas encore les buts avérés.

Bien sur l’urgence est de faire tout ce que l’on peut, après le retard pris du à la méfiance du gouvernement chinois vis à vis de ses principaux lanceurs d’alerte.

Cela aurait du inciter les pays européens à prendre de concert et sur le champ des mesures immédiates et peut être aurions nous atténué certaines tragédies et éviter le pire encore à venir.

Cela me fait penser aux notions de priorité et d’urgence.

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre où elles se trouvent depuis le début, et, cependant par je ne sais quelle outrecuidance vis à vis de la Chine, de son peuple et de son gouvernement, elles n’ont pas été prises à leurs justes valeurs.

« C’est loin », « pauvres chinois », « ça n’arrivera pas ici « … autant d’idées ou de paroles qui auront nourri le contenu des médias dans un premier temps car la priorité, l’urgence dans les pays démocratiques est avant tout de rassurer un électorat, comme de rassurer également dans un système libéral les banques.

Du coup plus personne désormais n’est vraiment rassuré et finalement c’est plutôt une bonne chose.

Le fait de nous retrouver désormais tous sur le « qui vive » devrait modifier ce que nous avons toujours considéré comme étant urgent et prioritaire.

Tout ce temps perdu à vouloir rassurer n’a pas été employé pour prévenir et nous allons désormais en payer chèrement les conséquences.

Ce qui pourrait être espéré logiquement c’est que l’humanité tire une belle leçon de là où elle a pris l’habitude de placer l’urgence, la priorité. J’ai des doutes qu’elle puisse y parvenir désormais sans le recours à la dictature.

A mon avis c’est ce que cette crise majeure nous prépare à accepter qu’on le veuille ou non.

In fine la dictature n’est pas autre chose qu’un système politique, même si les moyens qu’elle a du employer dans le passé sont critiquables, je comprends le dégoût des dictateurs envers la sottise générale surtout quand elle emprunte la forme de la danse un pied sur l’autre et de la tergiversation compulsive.

On peut comprendre l’impatience du dictateur !

Quand la priorité, l’urgence est de ne pas disparaître, qu’il y ait un maximum de survivants à cette catastrophe majeure que traverse l’humanité, effectivement il faut resserrer les rangs imposer le couvre feu, envoyer la troupe… j’ai bien peur aussi que tout cela ne soit trop tard, que ça ne serve plus à grand chose.

En regardant les images de télévision qui diffusent les applaudissements des citadins des grandes villes, j’ai malgré moi fredonné quelques mesures de Bella ciao… sans m’en rendre compte preuve qu’il subsiste encore en moi malgré tout une fibre révolutionnaire si l’on veut, pour combien de temps encore par contre, je l’ignore.

Ce récit est classé dans la catégorie « fiction »

Ce personnage du narrateur peut-être qu’il ne s’en faut de peu cela pour qu’il devienne toi ou moi à bien y réfléchir…

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