On cherche toujours de bonnes raisons pour ne pas avouer notre incapacité.

La chasse aux sorcière est ouvertes, celle aux boucs émissaires aussi, car de toutes façons il est impossible pour tous les gouvernements actuellement aux prises avec la soi disant pandémie que celle ci ne soit dûe qu’au hasard, en un mot à « pas de chance ».

Ce qui revient toujours à chercher de bonnes raisons pour ne pas avouer son incapacité à gérer un problème.Avouer son incompétence totale serait évidemment inattendu, or de propos, contraire à tout ce que les gouvernements pensent qu’on attende d’eux.

Ne sont ils pas créés à cette seule fin de trouver des solutions à tout ? Alors on les plébiscites ou pas, on les construit de toutes pièces et quand ça ne va pas, quand ça ne va plus, on s’étonne puis on s’insurge.

Et c’est ainsi que pris au piège d’un tel jeu tous les gouvernements du monde ne cessent de chercher des astuces pour expliquer le monde à leur opinion publique.

Le monde quand il va mal, cela va de soi.

C’est tellement simple qu’on en pleurerait.

J’en pleure ce matin.

Quand j’y pense il est évident que nul ne sait où va nous conduire cette crise majeure dont on ne sait plus bien désormais si l’on doit la nommer récession ou virus tant les deux paraissent faits pour se compléter pour s’ajuster comme dans une visée télémétrique au fur et à mesure des jours qui passent.

Alors bien sur on peut aussi se réfugier dans la colère, dans la haine, dire que ce sont des juifs ou des arabes, ou des tyroliens les coupables mais ça ne changera pas grand chose à part peut-être canaliser la colère de l’opinion publique sur des cibles factices et factuelles.

Si je pleure ce n’est pas non plus à cause d’une incompétence crasse de tous ces gouvernements à tenter de colmater les brèches de ce monde qui se désagrège.

Je pleure et ce n’est ni de tristesse ni de joie, c’est parce que je suis en train d’éplucher des oignons pour le repas de ce midi, parce que je ne suis plus habitué à faire ce geste et que je n’ai envie que de me concentrer là dessus en ce moment.

Le monde, je ne sais pas ce que c’est, je ne sais plus ce que c’est.

Et je ne veux pas le savoir pour le moment.

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