Comment écrire une nouvelle suite 22/04

Notes du 22/04

L’inspecteur Blanchard arrive en périphérie des lieux du crime.

version 1

L’inspecteur Blanchard tâta les poches de son imperméable à la recherche de ses clefs. Après plusieurs essais infructueux durant lesquels il tata aussi celles de la veste en laine puis celles du Lewis 501 délavé qu’il portait.

 C’est dans la poche arrière de ce dernier qu’Il trouva enfin le trousseau que venait de lui remettre quelques minutes auparavant la gérante de l’hôtel. Une petite femme sans âge, avec un fort accent de cul terreux, probablement vierge ou mal baisée.

 Il venait de débarquer  en pleine cambrousse fraichement muté suite à un enchainement de circonstances désastreuses.

Il n’était plus qu’à quelques mois de la retraite, après 30 années de bon et loyaux services lorsque  le commissariat du 18 ème arrondissement de Paris celui de la rue Marcadet, avait sauté sur sa dernière bévue pour y voir  l’occasion de  l’expulser comme un point noir   en le pinçant bien fort pour en extraire le pus.

Il  n’avait  pas  cherché bien longtemps  pour trouver une chambre , après 300 bornes avalées par le break Nevada pourri qui ne passerait  probablement pas le prochain contrôle technique,  la seule idée qu’il lui restait à son arrivée  à Vallon en Sully était de  trouver un lit pour s’allonger.

A l’embranchement de la RN7 et de la rue Charles Venuat , il fut   soulagé d’apercevoir dans la nuit  l’enseigne lumineuse de l’hôtel restaurant Le Lichou    et aussi agréablement surpris que  le parking presque désert ne nécessita pas de manœuvre compliquée pour se garer.

Il était assis seul dans la grande salle qu’il jugea veillotte en raison de la quantité excessive de couleurs marron merde  répétée sur les poutres au plafond, sur le mobilier et même sur le sol, un plancher probablement constitué de bois de chêne ancestrale.

Il était en train de  profiter de la tambouille locale, une soupe de pois cassés à la crème avec une déco à la con digne des artisans  onanistes de Top chef, pas mauvaise mais qu’il avait trouvée un peu trop tiède.

En revanche cette petite déception  avait été largement oubliée lorsqu’il s’était enfilé une énorme portion de tourte aux pommes de terre,  à la crème elle aussi, et qu’il avait trouvée succulente.

Enfin après avoir  avisé  « la montagne » le journal du coin posé sur la table voisine de la sienne, il s’était mis à feuilleter celui-ci en préférant achever son repas avec une infusion de verveine plutôt que l’éternelle mousse au chocolat ou ile flottante qui était inscrite sur le menu à 13 euros pour lequel il s’était décidé.

 Sur la première page du journal le fait divers pour lequel il était là s’étalait en gras avec une photographie en noir et blanc d’une qualité d’impression à la médiocrité rare.

Blanchard n’était pas un mauvais flic, il avait même eut son heure de gloire mais depuis que la cinquantaine l’avait placé sur la pente descendante de sa vie il accumulait connerie sur connerie.

En fait ce qui péchait le plus chez lui c’était son incapacité à rédiger des rapports circonstanciés correctement, il se perdait dans les descriptions, les adjectifs, les détails en omettant à chaque fois l’essentiel.

En repliant le journal il tata ses poches à la recherche d’un carnet pour noter deux ou trois détails ainsi que le nom du journaliste qui avait rédigé l’article dans un style qu’il trouva assez chouette.

 Puis, accablé de fatigue il effectua l’ascension d’un escalier impeccablement menant à l’étage de l’établissement. Après une brève errance dans les couloirs qui fit office de reconnaissance des lieux  il trouva enfin la porte dont le numéro correspondait au porte clef.

Il fit jouer la serrure, ouvrit la porte et, sans même examiner la pièce il se dirigea vers le lit, retira ses chaussures et s’écroula sur le lit.

Il tenta de rassembler les informations en sa possession durant quelques instants en essayant de les  recouper avec celles que le journaliste avait placées dans son article.

 Le premier gamin avait disparu une semaine plus tôt et les deux suivants quelques jours après seulement.

Une fille et deux garçons entre 8 et 10 ans.

 Blanchard lutta quelques minutes encore afin d’organiser sa journée du lendemain, mais des images interlopes commençaient déjà à se glisser dans sa cervelle embuée et il sombra dans un sommeil lourd et sans rêve.

à suivre

pour lire l’ensemble du texte du début à ce point de l’histoire tentez de vous aventurer ici https://peinturechamanique.blog/2020/04/21/ecrire-une-nouvelle/

Mettez le dans vos favori éventuellement, car pendant le reste de cette semaine le texte subira encore des changements, des rebondissements … peut -être même une chûte étonnante à la fin, autour de dimanche..

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