Des amitiés particulières ( suite de l’enquête de l’inspecteur Blanchard.)

Notes du 3/5

Floriane marche sur le chemin. Elle retourne à sa maison après l’école. C’est long . Mais il fait beau et elle aime regarder tout autour d’elle en prenant son temps.

Elle a fêté son anniversaire mercredi dernier c’était super, tous ses amis sont venus et lui ont apporté un cadeau. Elle avait mis sa robe de princesse pour l’occasion et maman avait préparé des churros en plus des autres gâteaux. Mais  elle Floriane ce qu’elle préfère ce sont les churros.

Elle pense à tout cela en marchant et aussi à plein d’autres choses qui lui viennent comme à sa meilleure amie qui ne pouvait pas l’accompagner ce soir parce qu’elle avait dentiste. Elle pense aussi à la maitresse qui l’a grondée parce qu’elle discutait avec sa meilleure amie. Elle est embêtée parce qu’elle l’aime bien sa maitresse et ça lui a fait de la peine de la décevoir. Mais c’est plus fort qu’elle il faut qu’elle bavarde avec sa meilleure amie.

Cela fait plusieurs mois qu’elle s’en rend compte c’est comme si une autre Floriane arrivait et prenait la place de la Floriane sage. Cela les amuse toutes les deux mais en même temps ça fait peur.

Elle ne se souvient plus très bien comment tout à commencer. Un matin au petit déjeuner la seconde Floriane s’est retrouvée là. A moins que ce ne soit dans un rêve.  Elle l’a souvent sentie en rêve s’approcher d’elle, et, au début, elle ne pouvait pas voir son visage mais elle savait des qu’elle arrivait dans le rêve que c’était elle. Elle l’emmenait vers des paysages bizarres un peu sombres ou un peu gris en lui donnant la main pour qu’elle prenne confiance et puis elle a dit une fois « on est comme des sœurs c’est encore mieux que des amies ».

Ensuite elles ont commencé à piquer du rouge à lèvre à maman et à se peindre les lèvres. Au début ça lui faisait peur parce que c’est défendu et puis Floriane à dit mais regarde toi comme tu es sexy. Sexy c’était un mot qu’elle n’arrivait pas à comprendre mais elle l’avait déjà entendu à la télé.

Sexy je suis sexy et elles avaient explosé de rire en se barbouillant toute la bouche avec le bâton de rouge à lèvre comme si elle avait mangé de la confiture.

Ensuite elles sont allées vers la commode de la chambre pour explorer les tiroirs et là elle a trouvé tout un tas de choses qui devaient appartenir  à maman mais qu’elle ne lui avait jamais vues sur elle parce que c’est des sous vêtements.

il y en avait des blancs et des noirs en dentelles elle a adoré les noirs c’était sexy et elles ont ri.

Floriane ne parle jamais de l’autre Floriane à personne car c’est défendu. Si tu parles de moi je disparais pour toujours et tu ne me reverras jamais.

Une fois elle a quand même eut super peur parce que l’autre Floriane s’est amenée et elle l’a embrassée sur la bouche en lui disant « on fait l’amour si tu veux » mais elle s’est réveillée à ce moment là. Elle était à la fois excitée et déçue et ça l’a énervée une bonne partie de la journée. A un moment elle l’aurait bien dit à papa parce qu’à lui elle peut dire plein de choses mais elle a senti que c’était tabou.

Le sexe c’est tabou on ne peut pas en parler avec les parents.

Elle a répété le mot sexe plusieurs fois de suite et puis l’autre Floriane à commencé à pouffer derrière elle et elle ne souvient plus si c’était parce qu’elle s’était rendormi ou quoi.

Un autre truc de bizarre c’est que l’autre Floriane a déjà des vrais seins presque aussi gros que la maitresse et maman alors qu’elle n’a que des œufs au plat.

-Toi et tes œufs au plat dit Floriane

Et elles rient mais Floriane est quand même triste et ne le dit pas.

C’est pour ça qu’elle est là toute seule sur le bord du canal juste à la sortie de Vallon. Elle a passé le petit pont,  s’est arrêtée un instant pour regarder le plus loin possible vers l’est là où le canal fait un virage et disparaît puis elle à pris le petit chemin après le pont, celui qui longe le canal pendant une bonne partie du chemin parce que c’est plus amusant, – que la route et moins dangereuse- a dit maman.

En fait sa meilleure amie c’est parce qu’elle habite à coté et qu’elle est la fille du restaurateur. Comme elles jouent ensemble parfois le samedi et le dimanche elles sont les meilleures amies car il n’y a personne d’autre.

Et dans le fond elle la trouve parfois agaçante parce que son père fait des gâteaux qu’elle adore mais elle ne lui en donne pas toujours quand elles vont jouer dans sa chambre au dessus du restaurant.

Une fois elle est venue à l’heure de la sieste après le service du midi quand le père de son amie a besoin de se reposer « parce qu’il se lève aux aurores »

A un moment elle a voulu aller aux toilettes et ils se sont croisés dans le couloir il était en caleçon et elle a vu qu’il avait sacrément des poils aux jambes  comme il était plus près des toilettes il y a été en premier et là, il a laissé la porte entr’ouverte .E lle a entendu sa pisse faire comme une fontaine en arrivant au fond de la cuvette elle a eut envie de le regarder pisser et s’est approché doucement de la porte mais elle n’a pas pu bien voir son truc parce qu’il était de dos , elle l’a juste imaginé.

Et là il s’est retourné et en remettant son caleçon il a vu qu’elle le regardait et elle a été un peu gênée mais elle a dit moi aussi j’ai super envie de faire pipi. Exactement  comme les petites filles ont l’habitude de parler pour montrer aux adultes qu’elles sont toujours des petites filles bien gentilles lui a soufflé l’autre Floriane.

C’est à partir de ce moment là qu’elle s’est mise à appeler l’autre Floriane la mauvaise Floriane parce qu’elle lui faisait peur et que ça l’excitait trop.

Elle a rejoint la chambre de celle qui avait été jusque là ce qu’elle croyait être sa meilleure amie et la mauvaise Floriane l’a embrassée sur la bouche et elles se sont caressées la poitrine et entre les jambes tandis qu’elle était là comme une étrangère à les regarder. Alors à un moment elle en a eut marre elle est ressorti à nouveau de la chambre et elle a vu la porte de l’homme qui faisait la sieste, celle ci était entr’ouverte elle a regardé par la fente il faisait presque sombre car les rideaux étaient tirés et il était sur le lit en train de tripoter son engin qui était énorme. Après elle ne souvient plus car elle pense qu’elle a du s’endormir.

Elle est arrivée à l’endroit près de l’abattoir où elle devra remonter vers la route si elle veut rentrer chez elle et ensuite il lui suffira de rejoindre le pont et de regarder encore de là haut le Cher couler c’est le nom de la rivière qui passe là.

C’est à ce moment qu’arrive la camionnette et qu’elle s’arrête à son niveau. Là elle voit un homme avec un masque de Donald qui ouvre la portière et qui l’attrape pour l’attirer vers l’intérieur de la camionnette elle voudrait hurler se débattre mais elle est paralysée. Alors elle se laisse faire. Dehors la mauvaise Floriane est là elle l’entend qui rit avec ses gros seins qui montent et descendent à chaque hoquet de rire

Mais elle ne la voit pas. La camionnette accélère elle essaie de crier encore mais elle ne peut pas quelqu’un a coller du sparadrap sur sa bouche.

La camionnette s’arrête. Elle entend la portière qui s’ouvre, des pas qui se rapprochent de la porte latérale, elle a peur, la porte s’ouvre,  une silhouette sombre l’agrippe par une jambe et la tire à l’extérieur

Ses fesses entrent en contact avec de la mousse humide. Elle sent qu’on la traine,  au dessus d’elle le ciel bleu, des branches et des milliers de feuilles qui bougent tout doucement. Une odeur de décomposition pénètre ses narines elle tente de hurler mais elle reçoit un coup terrible dans la mâchoire et tout s’obscurcit.

Elle se réveille à nouveau, essaie de faire un geste pour toucher son visage mais ses poignets sont retenus ensemble par quelque chose.

Elle ouvre les yeux en grand et voit la silhouette d’un homme à tète de Donald qui se penche au dessus d’elle il a baissé son pantalon et elle voit son truc énorme s’approcher de son visage puis il s’assoit sur elle et elle sens son odeur de sueur qui sent mauvais elle voudrait disparaître et s’endormir pour ne pas être là , elle essaie

Plusieurs fois

De façon saccadée entre veille et sommeil

Et comme dans un cauchemar l’homme lui ouvre les jambes et elle se sent déchirée au plus profond d’elle comme si tout ce qui faisait qu’elle était elle, la gentille Floriane, explosait en mille morceaux à chaque coup de rein de l’homme pour la clouer un peu plus profondément à chaque fois à la terre à la noirceur à l’obscurité de la nuit en plein jour qui envahissait tout sous le ciel bleu  le ciel qui ne se rendait compte de rien.

Elle devenait rien

Puis plus rien.

Ensuite elle sentit qu’on tailladait sa peau, que quelque chose de pointu et coupant la pénétrait encore,  différemment, mais elle était comme à coté de son propre corps avec Floriane la mauvaise Floriane et la dernière chose que celle ci lui dit ce fut

-Ma vieille tu ne l’as pas volé ! Puis elle disparut en riant et elle senti son corps devenir de plus en plus froid alors elle prit conscience qu’elle allait bientôt quitter ce monde, qu’elle était en train de mourir.

Elle tenta de se débattre pour de vrai  cette fois mais elle reçut un nouveau coup de poing terrible dans la figure qui l’emporta dans les profondeurs du néant où elle se perdit à jamais.

L’homme se redressa et retira son masque de Donald sous laquelle il étouffait. Il se demanda pourquoi il avait conservé celui-ci durant toute la durée de l’acte qu’il venait de commettre et la seule raison valable qu’il trouva c’est qu’il ne pourrait certainement pas avoir suffisamment de force pour aller jusqu’au bout s’il l’avait conservé

Ensuite il arrangea un peu le corps désarticulé de l’enfant comme un primate  tâte un congénère mort en soulevant puis en laissant retomber un bras ou une jambe sur le sol. A cet instant là il fut certain que la gamine avait claqué pour de bon.

La petite salope  avait conservé les yeux grands ouverts vers le ciel et il resta quelques instants à observer la modification de leur surface qui perdait peu à peu de leur humidité tout en se réajustant.

Sa jouissance avait été moins puissante  que la précédente s’étonna-t-il

Puis il se rendit à nouveau vers le véhicule et attrapa un jerricane d’essence dont il aspergea copieusement le cadavre.

Pour finir  il frotta une allumette et vit les flammes mordre les vêtements déchirés de l’enfant puis atteindre ses cheveux rapidement. L’odeur était à la limite du supportable mais il resta malgré tout encore quelques instants encore à admirer le spectacle qui lui conférait une sorte de soulagement.

 Enfin  il remonta dans le véhicule et s’engagea sur le sentier qui le mènerait en dehors de la forêt vers sa maison, sa vie ordinaire et il savait qu’il serait  soulagé pendant quelques temps d’avoir pu donner libre cours à sa sauvagerie et à son chagrin. Combien de temps en revanche, ça il ne le savait pas.

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