D’un rien l’autre, le miracle.

Comme une peau qui tombe,

une écaille,

une poutre qui se métamorphose en paille

et s’envole dans l’air bleuté. Un premier rien.

La douleur venait de l’imagination

Mais quand il n’y a plus rien même pas la douleur de la peur

Aucun souvenir de la peur

Même l’utilité s’effiloche pour retourner au cœur du grain

au cœur du lin.

C’est le moment de peindre

De danser

de faire semblant de faire au plus près du non faire.

De l’illusion.

La choyer comme une coquille saint jacques

portée par les pelerins

et écouter la mer à l’intérieur

si on veut bien

si on n’a pas autre chose encore à faire

un autre rien à faire.

un essentiel qui comme un clou chasse l’autre.

De rien en rien

S’efforcer de ne pas penser

est difficile

il faut de la régularité

et de la tenacité

au début

et puis plus du tout par la suite

comme lorsqu’on conduit

le rien devient fluide

automatique

Et puis un jour soudain

dans le frottement entre deux riens

un miracle

comme une petite fleur

comme un oiseau qui passe

une plume laissée en suspens par l’ange

pour nous rappeller que tous ces riens

forme un grand tout qui nous dépasse.

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