Résister au lieu commun

Comme la plupart des gens n’ont rien à se dire, la société a inventé le lieu commun pour qu’au moins lorsqu’on se rencontre on puisse se demander si ça va, si on a bien vu comme il fait beau ou comme il pleut. Ça permet de ne pas se sauter dessus comme des bêtes sauvages. Ça s’appelle la civilisation. Si tu n’acceptes pas le lieu commun, si tu résistes au lieu commun, attends toi à être peu à peu rejeté sur la marge, ton nom inscrit au stylo bille rouge avec un 0 pointé.

Comme se fatigue t’on des lieux communs ? c’est une chose qui arrive sournoisement, par surprise. On ne peut pas dire qu’il y ait une raison particulière. D’un seul coup tu te réveilles un beau matin et tu te dis : merde les lieux communs j’en ai ma claque.

Alors tu tentes des petites choses, t’es timide au début, t’expérimentes. Ça peut être par exemple de dire à une fille que tu n’a jamais vue avant comment tu la trouves belle et que tu adorerais goûter à la peau de sa cuisse à pleines dents.

Evidemment le succès n’est pas garanti. Mais que risques tu vraiment ? Au pire c’est que la fille accepte et tu t’en rends compte presque aussitôt. Mais tu la mords parce que c’est cela ta nature, tu as cette envie irrépressible de mordre la cuisse d’une jolie fille c’est tout. Tu vois c’est simple, tu inventes un truc et tu t’y tiens juste pour voir où ça te mène.

La fille crie tu me fais mal connard tu m’as mordu la cuisse. Et puis elle te flanque dehors.

Ce n’est pas grave tu as appris que cette fille là n’aime pas qu’on la morde et puis voilà. Mais surtout ne généralise pas bêtement. Parmi toutes les filles il y en a forcément une qui t’apprendra à mordre correctement et à qui ça plaira. vous parviendrez à trouver un consensus. Voilà un joli but dans la vie éloigné crois tu de tous les lieux communs.

S’agit pas de mordre n’importe comment tu l’as compris, s’agit pas de mordre la première venue. Penser cela est confortable comme un lieu commun.

Maintenant cela peut être aussi une sorte de lieu commun que de vouloir résister absolument à tous les lieux communs. Tu réfléchiras à cela plus tard quand tu seras vieux et que feras le décomptes de toutes les conneries que tu as inventé pour échapper à la fatalité.

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