Le son, l’esprit et la matière

Les mécaniciens quantiques sont désormais parvenus au même point que les plus vieux chamans d’Amazonie ou de Sibérie. L’esprit et la matière sont indissociables. Il est même de bon aloi aujourd’hui de penser que c’est l’esprit qui crée la matière et non l’inverse comme on a voulu nous le faire croire durant de trop nombreuses années.

A partir de là c’est un champs d’investigation gigantesque qui s’ouvre désormais devant nous. Nous avons même en réactualisant notre présent la possibilité de revisiter notre passé et d’en changer la vision.

Les premiers indices de cette mutation je les ai reçus il y doit y avoir une trentaine d’années alors que je rendais visite à un bon ami peintre qui à ses moments perdus jouait des tablas indiennes et écoutait jusqu’à des heures fort avancées de la nuit des émissions de France Culture sur le bouddhisme tibétain.

Lors d’une de ces soirées que nous apprécions de passer ensemble nous écoutâmes une de ces émissions qui évoquaient le pouvoir de la voix sur la matière. Je ne sais plus désormais si j’ai transformé ces bribes de mémoire comme cela m’arrange où si j’ai vraiment écouter ces mots :

Les vieux moines tibétains ont le pouvoir d’arrêter l’écoulement d’une cascade avec seulement la récitation d’un mantra ou d’un chant « magique ».

Nous étions deux « allumés » à l’époque et cette proposition conforta d’emblée nos aspirations à la magie d’un monde dont nous sentions proches mais qu’une effroyable fatalité constituée de fins de mois difficiles, de coupures d’eau et d’électricité métamorphosaient injustement en réalité.

En tous cas je repense à ce moment tout en écrivant ces lignes et comme je n’ai jamais plus revu cet ami c’est un peu un hommage que je veux lui rendre ainsi qu’à tout ce en quoi nous espérions à cette époque.

Si l’univers tout entier est composé de vibrations dont les fréquences ne cessent de s’enchevêtrer pour donner l’illusion du solide du lourd et du léger est ce que le son d’une voix peut impacter ces vibrations ? Dans quelle mesure ce phénomène est-il contrôlable ? et allons plus loin encore ne sont ce pas là des soupçons issus d’un savoir inconscient collectif qui remonte du fond des ages ?

Un dimanche en me rendant avec de bons amis à la caverne du Pont d’arc, anciennement la grotte Chauvet dans l’Ardeche un souvenir me revient à nouveau sur l’utilisation du son à l’époque préhistorique il y a 300 000 ans d’après les informations données par les prospectus de l’entrée.

A cette époque les chercheurs auraient découvert que les naissances prématurées n’étaient pas rares, et qu’elles engageaient des dégâts conséquents sur l’ouïe, notamment sur les fréquence basses. On emportait alors le nouveau né victime de ce handicap au fond de la grotte et là sans doute un chaman accompagné du reste de la tribu entonnait des chants propice à reconstituer cette ouïe malhabile. Sans doute était ce une priorité une urgence dans un tel monde où la survie du groupe tout entier tenait principalement à l’ouïe pour à la fois chasser et se préserver des prédateurs.

En tous cas ce fut encore un nouveau clin d’œil du destin qui fit que je conserve jusqu’à aujourd’hui cette information. Peu importe dans le fond qu’elle soit vrai ou fausse là n’est pas l’essentiel de ce texte.

Une autre fois j’entendis parler d’un phénomène étrange dans la région de Bombay rebaptisé depuis Mombay. Avec une amie nous nous rendîmes dans la ville de Shivapur au mois de mai de cette année 1986 pour assister à un événement étrange.

11 personnes étaient attroupées autour d’une grosse pierre à l’extérieur d’un lieu sacré de la ville datant de plus de 700 ans nommé « Darha » En effectuant des recherches par la suite je découvris que ce lieu avait été érigé à la mémoire d’un saint homme d’obédience soufie, un derviche du nom de Qamar Ali.

Quelle ne fut pas notre étonnement de voir ces 11 personnes appuyer un doigt sur le coté de cette pierre et la voir s’élever peu à peu dans les airs tout en prononçant une sorte de chant «  »Qamar Ali Darvesh » en fait tout simplement le nom et la fonction du saint homme.

De prime abord et rationnellement ça ne parait pas si extraordinaire que cela de penser que 11 personnes puissent soulever une pierre ( elle devait à vue de nez peser dans les 50 kg) mais là ou la logique et la raison s’égarent c’est lorsque l’on comprend qu’aucun d’eux ne la soulève par le dessous. Il s’agit juste de tenir un doigt en contact avec celle ci sur un coté en prononçant les « mots magiques ». Le plus fort est qu’à un moment la pierre tient en l’air toute seule sans qu’aucun doigt ne soit plus posée sur elle.

D’où provient ce phénomène ? je ne saurais le dire mais il me semble bien qu’il est en corrélation avec mes propos sur le pouvoir du son que j’évoquais un peu plus haut.

Ce qui est fort étonnant en outre c’est qu’en effectuant toujours des recherches sur ce maitre soufi je tombe sur un ouvrage écrit par un Anglais du nom d’Andrew Thomas  » les secrets de l’Atlantide » qui parle également du même lieu visiblement. Je n’ai jamais lu ce livre mais je serais bien curieux de mettre la main dessus un de ces jours.

Autre élément faisant partie du cheminement: l’incroyable aventure d’un certain Edward Leedskalnin ( né en 1887 en Lettonie et mort en 1951 à Homestead, Floride.) Celui ci aurait bâti un château entier ( le chateau de Corail ) à l’instar du Facteur Cheval dans la Drôme sauf que le temps de réalisation de son travail défit toutes les lois de la logique encore une fois.

  « J’ai découvert le secret des pyramides, et j’ai aussi pu découvrir comment les égyptiens et les grands bâtisseurs du Pérou, du Yucatan et d’Asie ont pu lever et déplacer des monolithes pesant plusieurs tonnes en se servant d’outils primitifs » déclare Edward Leedskalnin dans son ouvrage « Magnetic current » Courant magnétique où il fait référence à une étonnante particule qu’il nomme « magnéton ».

On peut douter et rire d’une telle aventure évidemment mais tout de même:

Ne pesant pas plus d’une cinquantaine de kilos, il a construit la totalité de ce complexe d’une superficie de 5 hectares, y compris le mur d’enceinte de près de 3 mètres de haut.

Là encore je cite une source du site http://mondesinconnus.unblog.fr/2012/03/08/le-chateau-de-corail-dedward-leedskalnin/

Kay Vicas, du Coral Castle Museum, déclare ceci : « L’homme qui a construit ce château s’appelle Edward Leedskalnin… 1 m 52, 45 kilos, avec un diplôme d’école primaire. C’est une véritable prouesse de construction, qui continue à déconcerter les ingénieurs à l’heure actuelle. Cette oeuvre admirable évoque la majesté des grandes pyramides d’Egypte (…) la plus grosse des pierres qu’il a déplacées pèse 30 tonnes. Il a tout érigé tout seul, sans aucune aide ».

On ne parle pas vraiment du son qui permet de déplacer les pierres dans cet articles, on parle de magnétisme d’accord n’empêche que le contrôle de ce magnétisme devait passer par un épisode de verbalisation soit mental soit réelle. Hélas nul n’a jamais pu savoir la vérité puisque l’architecte de ce palais étonnant a passé l’arme à gauche en emportant son secret.

Le fait est qu’il fait référence dans ses écrits à la force magnétique, aux constructions mayas et égyptiennes… qu’avait il donc découvert pour renouer ainsi soi disant avec la possibilité de manier de telles pierres seul et inculte dans tout ce qui concerne l’architecture officielle ?

Et pendant que j’y suis me revient aussi par vagues certaines lectures autour du personnage d’Orphée et sa lyre qui avait soi disant le pouvoir de charmer à la fois les êtres vivants autant qu’inanimés. Evidemment Orphée est désormais devenue une légende mais tout de même lorsqu’on lit les anciens grecs on peut trouver des choses étonnantes que j’ai du mal à croire comme étant seulement dûes à l’imagination.

Extrait de Wikipédia

Selon les Histoires incroyables10 de Palaiphatos, Orphée n’a jamais dompté les animaux de sa harpe, comme le prétend le mythe. Les Ménades en délire mettaient en pièces les troupeaux de Piérie, commettant de nombreux actes de violence avant de s’en retourner dans les montagnes pour y rester pendant des jours. Orphée fut chargé d’imaginer un moyen de les faire revenir chez elles. Orphée, après avoir sacrifié à Dionysos, les fit descendre des montagnes en jouant de la lyre, par deux fois : la première fois, tenant à la main le thyrse, elles arrivaient de la montagne, couvertes par des feuillages d’arbres de toute espèce, et la légende naquit selon laquelle Orphée, au son de sa lyre, faisait descendre de la montagne même la forêt. Voyageur, il participa à l’expédition des Argonautes. Il y faisait office de « chef de nage » : il donnait par son chant la cadence aux coups de rame des autres héros. Son chant permit également à l’expédition de résister au danger du chant des sirènes, dont il parvint à surpasser le pouvoir de séduction. Il se rendit jusqu’en Égypte, puis revint en Grèce ; ce fut le but des expiations, dont il établit l’usage11.

Et encore pourrait on citer des quantités innombrables d’exemple dans lequel le son à le pouvoir de métamorphoser la matière et le vivant. Merlin en Bretagne qui certainement est une sorte de conglomérat de très anciennes histoires appartenant au monde celtique, ceux là qui probablement on bâti Karnac en Bretagne et Stonehedge de l’autre coté de la Manche

Qui sait ce que nous allons découvrir ou plutôt redécouvrir sur le pouvoir de l’esprit du son, des mots, de la voix sur la matière ?

Et pour conclure j’ai envie de mettre comme image « en avant » cette illustration de Tintin et de la Castafiore, probablement la première image de mon enfance qui m’aura fait considérer le son comme une émanation de l’esprit capable de casser un verre à distance .

Les commentaires sont fermés.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :