Il y a des jours

Il y a des jours où c’est plus difficile de supporter la connerie. A commencer par la sienne qu’on ne regarde jamais suffisamment attentivement, avec du recul dans le moment si je puis dire. Alors on s’acharne à repérer la connerie chez l’autre. On a l’impression de s’en sortir comme ça mais ce n’est pas juste. On finit ces jours là avec un gout de cendre sur la langue.

En toute inconscience, c’est comme ça que tout fonctionne, que tout tient debout depuis la paléolithique surement, et sans doute avant. A cause de quoi ? notre truc c’est la raison n’est ce pas , il faut toujours une raison pour valider nos violences. Elles non plus on ne prend jamais suffisamment de recul vis à vis d’elles.

Avoir du recul dans le moment ce serait se fier à l’intuition, ce TGV qu’emprunte l’expérience pour apporter la note juste au bon moment. Avant de dire une connerie ou de flinguer qui que ce soit.

Mais ça demande d’avoir de l’expérience avant bien sur. De nombreuses expériences, des cas de figures innombrables stockés au plus profond de nos cellules. Ça demande d’être réceptif à la gràce qui nous est offerte de temps en temps de sortir de la répétition.

La solution serait alors de se taire ces jours là, de ne voir personne, d’ouvrir un bon bouquin et de se laisser conduire en allant de temps en temps faire un tour vers le frigo ou même ouvrir la fenêtre pour fumer une cigarette en regardant la métamorphose des nuages sur fond de ciel bleu. Tout à fait comme aujourd’hui.

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