La vie des maîtres.

« Le 22 décembre 1894, onze scientifiques américains se réunissent à Potal, petit village de l’Inde. Sceptiques par nature, ils n’acceptent aucune vérité a priori, mais certains phénomènes religieux les intriguent. Ils décident de vérifier de leurs yeux les prodiges accomplis par les maîtres orientaux.

Car en Inde, au Tibet et au Népal existent des hommes aux facultés étonnantes qui communiquent à distance, voyagent par lévitation et guérissent les infirmes. Les savants découvrent, peu à peu fascinés, des lois physiques et psychiques encore inconnues : grâce à une ascèse aux règles bien établies, l’esprit devient capable de maîtriser la matière, et même de quitter son enveloppe charnelle. Au contact de cette hiérarchie invisible des maîtres de sagesse, ils commencent un itinéraire spirituel qui va les mener à la découverte de leur Moi profond, intemporel et éternel.

L’auteur, Baird T. Spalding, mentionne qu’il fait partie d’un groupe de « onze hommes de science avertis » qui aurait mené des « recherches métaphysiques » dans le désert de Gobi, mais aucune preuve n’étaye ses affirmations. La Vie des Maîtres serait le récit de son expédition en Inde, au Tibet, en Chine et en Perse?

Selon l’éditeur Robert Laffont, ce livre a été diffusé à des millions d’exemplaires dans le monde anglo-saxon. La Vie des maîtres a été ensuite traduite par un polytechnicien, Jacques Weiss, sous le pseudonyme de Louis Colombelle. Weiss a tenté de prouver que le récit de Baird était soit vrai, soit faux, sans succès.

En 1986, les éditions Robert Laffont ont décerné un « Livre d’or » à Jacques Weiss pour le cent-millième exemplaire vendu.« 

Extrait de Wikipédia concernant le mot clef « la vie des maîtres« 

Je repense à ce bouquin ce matin et à l’époque où je m’étais accroché à ce récit dans une sorte de naïveté baignée de mysticisme intense. Mon imagination alors était la seule arme que je possédais pour fuir ce monde difficile lorsque éreinté je rentrais chez moi le soir.

S’enfuir dans l’imaginaire, ça ne fait de mal à personne, ça ne dérange personne. Ça m’allait au poil après la série de dégâts que j’avais provoquée dans ma jeunesse et dont la culpabilité permanente me clouait au sol.

Je me débattais contre je ne sais plus trop quoi, dans cette croyance invraisemblable que j’avais aussi dans la notion de responsabilité.

En fait je me sentais le seul responsable de tout à chaque fois et cela ne me serait pas même venu à l’esprit à cette époque que j’étais bien le seul à réagir de cette façon. La plupart des personnes à qui j’avais causé du tort s’en fichaient comme de colin tampon, pour de vrai, je n’étais rien d’autre qu’une vicissitude de l’existence comme un cor au pied, une verrue, un accident de parcours anodin. Pas grand chose d’autre. Ils continueraient leur route en m’oubliant totalement comme on ne souvient pas des insectes que l’on écrase en marchant. Ils baignaient dans l’immanence générale à laquelle j’appartenais moi aussi.

J’avais déjà eu ce genre de crise mystique plusieurs fois déjà dans ma vie. La première fois à la fin du seigneur des anneaux, vers 14 ou 15 ans où j’étais parti quelques jours dans la foret pour rencontrer les elfes. Mais je ne devais pas avoir encore avoir suffisamment d’endurance, ni de sagacité, ils ne sont jamais venus à ma rencontre. Sans doute avaient ils depuis les fourrés soupesé déjà mon inconstance, mon manque d’axe véritable et que je devais alors pour eux représenter un danger potentiel. Bref ce fut un fiasco.

J’avais déjà tenté de m’envoler plusieurs fois en en retirant de belles écorchures aux genoux et au front dans mon enfance en m’élançant du haut de mon cerisier favori. La pesanteur comme la gravité étaient les seuls obstacles que je cherchais à franchir régulièrement, les seules entraves à la puissance infinie de mon imagination de gosse.

Mais à chaque fois le retour fracassant sur le plancher des vaches ne me décourageait pas vraiment. Je savais que le héros devait en chier avant d’atteindre au but, je n’allais pas m’arrêter devant si peu.

Plus je vieillissais plus je m’encourageais secrètement à continuer de croire en mes rêves, je n’ai jamais vraiment voulu baisser les bras sauf peut être une fois ou deux pour voir ce que ça pouvait être. Il faut bien passer par ces expériences là aussi n’est ce pas.

Bref le livre de Spolding arriva entre mes mains comme toujours par miracle au moment où je devais en avoir le plus besoin.

Après une rupture sentimentale.

J’avais quelques notions sur le bouddhisme pas encore très bien établies mais j’avais saisi l’essentiel pour moi c’est à dire de se détacher totalement des sentiments du désir de l’autre qui jusque là n’avait été que drame et pitrerie sans aller jusqu’au mot souffrance qui serait exagéré.

Je n’étais pas normal ça c’était acquis depuis un paquet de temps mais je ne m’en culpabilisais de moins en moins lorsque le récit se déploya sous mes yeux absolument résolus à recevoir leur dose de crédulité.

Nulle doute qu’un jour j’irais rejoindre ces maîtres quelque part dans le mystérieux tibet, nul doute que je finirais par jouer à la belote avec Jésus et Marie et tous les saints toutes religions confondues.

Pourquoi se cantonner à la belote d’ailleurs ? toujours cette foutue parcimonie, cette terrible modestie qui est comme le lest des montgolfières que je ne cesse jamais d’emporter dans tous mes rêves. Ce « au cas ou » Ce « on ne sait jamais ».

Un commentaire sur “La vie des maîtres.

  1. A reblogué ceci sur L'actualité de Lunesoleilet a ajouté:
    J’ai lu ce livre « la vie des maitres », il y a une vingtaine d’années, je vous en partage un extrait : p.187 Après son départ nous nous rassîmes et l’un de nous demanda à Emile si n’importe qui pouvais acquérir l’art de guérir. Il répondit : on ne peut obtenir le pouvoir de guérir qu’en apprenant à remonter à l’origine des choses. Nous n’obtenons la suprématie sur toutes les discordances que dans la mesure où nous comprenons qu’elles ne viennent pas de Dieu. La divinité qui forge vos destinées n’est qu’un puissant personnage qui vous moule comme un potier moule son argile. C’est un grand pouvoir divin qui réside en vous et autour de vous. On le trouve également dans toute substance et autour de toute matière. Vous pourrez recourir à volonté à ce pouvoir. Si vous ne saisissez pas cela, vous ne pouvez avoir confiance en vous-mêmes. Le plus grand remède à l’inharmonie est de savoir qu’elle ne vient pas de Dieu, que Dieu ne l’a jamais créée.
    Le cerveau a la faculté de recueillir et d’enregistrer les ondes émises par un objet et transmises par l’œil. Il enregistre les vibrations des lumières, des ombres et des couleurs. Il a aussi la faculté de les extérioriser en les reproduisant grâce à la vision intérieure. Nous pouvons alors en percevoir à nouveau les images visibles. Vous utilisez ce phénomène dans votre appareil photographique chaque fois que vous exposez à la lumière une plaque sensible. Elle reçoit et enregistre les vibrations émises par l’objet que vous voulez photographier. Après quoi il faut fixer les résultats sur la plaque pour les rendre permanents et visibles. D’ici peu, vous découvriez que l’on peut enregistrer et projeter les mouvements et les couleurs des objets photographiés. On commencera par les fixer, puis on projettera les lumières et les couleurs à la cadence vibratoire qu’elles avaient lors de leur enregistrement. Il en est de même pour les pensées, les paroles et les actes. Chaque groupe de cellules sélectives du cerveau enregistre la série de vibrations qui lui correspond. Quand on reprojette ces vibrations, on peut les reproduire exactement à leur cadence primitive pourvu que les cellules sélectives aient été maintenues chacune a sa fonction propre (extrait du chapitre : L’art de guérir par l’esprit – la faculté du cerveau)

    J'aime

Les commentaires sont fermés.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :