Je ne pense à rien

Autant dire à tout ce serait pareil. Mieux vaudrait penser à rien, c’est à dire biffer toute idée qui se présenterait comme un diable sortant de sa boite. Une diversion face au néant.

Le néant le vrai celui qui est là insondable, indicible,invisible.

Comme une odeur persistante d’après rasage, la meme qui me ramène à mon père systématiquement. Comme dans « je bois « de Boris Vian.

Le néant et ses fantasmagories incessantes.

Papa n’est plus. Comme s’il avait un jour été la vraiment.

L’ai je inventé parce que c’était normal d’inventer cela, cette présence comme le haricot vert invente son tuteur. Si ça se trouve ?

Ça ne se trouve que lorsqu’on le décide.

Pour ça que tu perds un temps dingue à chercher. Chercher comme excuse comme diversion.

Que tous les pansements pèsent au bout du compte.

Pansements et pensées sur un néant troué qui ne cesse jamais. Fontaine.

Une fille en larmes me le rappelle aussi et mon impuissance à accorder la moindre foi dans la consolation.

Con salace con descendance. Con con con !

Du coup j’ai enfin trouvé le truc , je pense à rien, je n’évite pas. Je ne m’absente pas, ne fuis pas. Suis rocher ou moule, et encore les deux mon capitaine.

Ma capsule est de Nada de niet et de peau de zob.

Et grâce à elle je décolle oh la là oui il ne suffit que d’un rien.

Mais en trouver un par les temps qui courent ce n’est pas une sinécure je te préviens. Endurance opiniâtreté. Devenir une tête de mule totale renâclant devant la moindre récréation.

Me recréer quel intérêt ?

D’abord faut se créer et c’est déjà du domaine du grand n’importe quoi.

Non rien, juste rien.

C’est mille fois mieux que tout ce que l’on peut bien penser.

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