Constance de l’eau

L’eau est une énigme. Pour s’en rendre compte il est nécessaire de s’extraire de l’habitude comme il arrive que l’on puisse être surpris soudain par la banalité des mots.

Le fait même que sa prononciation évoque le cercle devrait me mettre sur la piste des le début de cette découverte. Le cycle de l’eau n’évoque t’il pas une règle essentielle de l’univers tout entier ? Cette boucle fermée dont le centre est point mouvant sans relâche et dont l’attraction tord la périphérie.

De la source aux cieux en passant par la terre et les glaciers sans relâche l’eau continue son cycle sans être véritablement stoppée par quoique ce soit.

On pourrait ainsi dire que sa constance est liée directement à ses métamorphoses.

Son totem pourrait être la métamorphose, le changement de forme.

Depuis les berges du Cher où j’aimais m’asseoir avec le prétexte de m’occuper à pécher, jusqu’à ce jour, la fascination des eaux ne me quitte pas.

Quelle est la couleur de l’eau, tu peux la voir bleue, verdâtre, noire mais il suffit d’y plonger la main et de scruter ce qu’elle laisse sur la paume pour s’apercevoir qu’elle n’a pas vraiment de couleur.

L’eau épouse la couleur des fonds et des cieux, de tout son environnement. Elle ne fait guère que de capter puis renvoyer les couleurs de ce qui l’entoure sans jamais vraiment y rester attachée. tout en continuant son cycle, passant à travers plaine, montagnes, creusant les sous sols elle ressort vierge de couleur en touchant l’immensité.

Elle pourrait incarner l’âme de quelque chose qui ne peut jamais se souiller quelque soit l’expérience traversée. Je parle uniquement de son aspect coloré pas de sa composition chimique lorsqu’elle charrie la lie des usines, de toutes les pollutions humaines. Cependant cela ne l’arrête pas pour autant, par distillation naturelle elle redevient essentielle dans l’évaporation et retrouve sa formule H2O par tous les chemins possibles et imaginables.

On lui attribue des vertus ou des tares, peu importe ce que l’on peut dire de l’eau avec des discours qui passent de siècle en siècle comme autant de feuilles qui se déposent à sa surface et qui la rident un faible instant.

Après la ride revient le calme et la netteté de ses reflets où l’âme du vivant peut se mirer à l’envie suivant tous ses états.

Oui à bien y regarder à nouveau l’eau est une vraie énigme.

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