L’heur de la boucler.

Bonheur, malheur…tout est interprétation de l’heur, c’est à dire en un mot de la chance ou des augures puisque telle est l’origine du mot.

Savoir lire dans l’hygrométrie, l’odeur de terre humide, la décomposition des sols la fragrance du cep et de la chanterelle conduisant par d’étranges chemin vers la fraise des bois et la noisette.

Avoir l’heur de plaire ou l’heur d’aimer. Mieux l’heur d’être là, tout de suite, immédiatement en train de fabriquer le futur dans un geste, un mot, un regard.

Eprouver le malheur aussi de ne pas savoir entendre ni voir en raison d’un ailleurs, d’une convoitise, d’une jalousie, d’un « hors de soi ».

L’heur de la boucler c’est sans doute trouver la bonne intonation pour exprimer doucement autant que fermement que tout cela ne regardait au final que soi. Qu’on pérorerait dans un vide sidéral conduit par un malentendu.

Autrement dit il n’y aurait pas que du malheur à imaginer de fermer sa gueule de temps à autre.

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