L’obstacle

Il faut une difficulté, il faut des obstacles, ne serait-ce qu’un seul pour parvenir enfin à cette sensation d’avoir dépassé quelque chose. Mais comment faire si on ne connait pas l’obstacle qui se dresse devant soi. Si on ne l’examine pas comme un objet semblable à tous les objets ? Comment s’extraire de la notion d’obstacle à laquelle on est habitué depuis toujours afin de la reconsidérer autrement. Comme une première fois avec tout ce que cette expression recèle à la fois de mystère, de magie, et de possibilité de rencontre ?

Ainsi est né ce tableau, d’une phrase du peintre Henri Matisse, qui disait que le plus difficile était de peindre une rose parce que pour la peindre il fallait oublier toutes les roses qu’on avait déjà vues.

En mettant moins de choses sur le tableau, en grossissant la forme afin d’en faire l’obstacle, ce contre quoi toute tentative de séduction semble vaine c’est d’abord une crainte qu’il n’envahisse en vain la surface qu’il faut dépasser. Puis une fois installé massivement, l’examiner dans son entièreté de masse et de contours. Certains de ces contours ne sont pas nets, d’autres semblent rattachés à des lignes sortant de lui.

Et tout à coup l’obstacle devient quelque chose avec lequel on peut entretenir un dialogue.

Et tout à coup l’obstacle se hisse au delà de son mot ordinaire pour atteindre à l’idée en même temps qu’à une vision où il n’y avait pas d’obstacle, ou l’obstacle n’a jamais existé.

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