Ce que cache ou révèle la régularité.

Tout le monde en ce moment, y compris moi invoque la notion de régularité comme étant une des solutions les plus efficaces pour « avancer » vers un but que l’on se fixe. L’idée est si bien intégrée qu’elle en devient suspecte ce matin à l’instant où, comme tous les matins, je m’installe à mon bureau pour écrire mes 1500 mots quotidiens.

Ce doute qui surgit je ne l’écarte pas. Peut-être la régularité est telle l’apanage de cette fameuse méthode Coué qui insiste sur une autosuggestion de tous les instants. La régularité d’enfoncer le même clou coute que coute jusqu’à ce que celui ci ait enfin pénétré l’épaisseur de toutes nos résistances. Et, à ce moment la résistance est donc l’ennemi à abattre.

Il faut un ennemi pour se construire par opposition comme il faut qu’il y ait une frontière clairement définie entre le bien et le mal, le beau et le laid, le chaud et le froid, c’est ce que l’on apprend, ce qui nous a été transmis de longue date du plus profond des origines.

Ensuite, une autre idée reçue est de se dire que peut importe les moyens, ce qui compte c’est le résultat.

Et du coup je suis bien obligé de me poser la question : Quel objectif, ou quel résultat est ce que je vise, en rédigeant ces 1500 mots quotidien ? Quelle est l’intention de départ et où se situe la ligne d’arrivée ?

En PNL, programmation neuro linguistique il existe des outils qui permettent de vérifier le bien fondé d’un objectif et déjà de l’explorer comme étant atteint.

Pour cela on utilise un certain nombre de prédicats reliés chacun à un canal sensoriel.

Qu’est ce que tu vois si tu atteins le résultat

Qu’est ce que tu entends, comment les gens parlent de toi et de cette objectif atteint

Qu’est ce que tu as comme gout en bouche soudain lorsque le but est enfin atteint ?

Peux tu même sentir l’odeur de cette victoire ?

Et que tu dirais tu intérieurement si tu y arrivais ?

Cette méthode d’investigation permet plusieurs choses.

D’abord il suffit de constater le canal sensoriel le plus souvent employé, par l’étude des prédicats utilisés tels que  » je me vois » « je me sens »  » je me dis » etc. Afin de déterminer un système.

Dans quel système ai je l’habitude de m’exprimer le plus souvent ? et bien sur il est nécessaire alors d’accompagner « s’exprimer  » par le mieux, le plus facilement, sans y penser et on peut ajouter tous les adverbes, les qualificatifs que l’on voudra.

Utilise t’on toujours le même système pour voir le monde, communiquer avec les autres et soi ? Rien n’est moins sur. Et sans doute est ce pour cette raison qu’à un moment donné je n’ai pas poursuivi plus avant dans la croyance neurolinguistique.

Sommes nous seulement nos pensées ? Sommes nous seulement les mots que nous utilisons, sommes nous seulement notre mémoire ? Sommes nous seulement nos actes ?

Nous le sommes et ne le sommes pas.

C’est à nouveau l’équation de Schrödinger et de son chat, enfermés ensemble si je puis ironiser dans la même cage de verre, le même système de pensée, si génial soit il d’ailleurs.

Effectivement la notion d’observateur à cet instant est une façon de botter en touche tout à fait splendide.

Je suis et je ne suis pas en même temps tant qu’aucun observateur ne pose son regard sur moi.

L’observateur cependant appartient à cet ensemble, il est une des conditions, une variable nécessaire à la validation complète du système et de l’équation.

Cet observateur ne nous est pas étranger. En psychologie, le « Surmoi » peut tout à fait remplir ce rôle. Tant que je ne ressens pas le frémissement du Surmoi en moi, je suis et ne suis pas en toute quiétude ou en toute angoisse et au bout du compte cela n’a pas d’importance de choisir l’un ou l’autre versant de ces deux états qui n’en font qu’un: être dans cet espace dans lequel il y a autant de chances que je vive ou je sois déjà mort.

Revenir à un rythme, à une régularité, n’est ce pas revenir alors inconsciemment donc surtout :au battement du cœur, à la respiration ? Les nôtres ? Ceux d’une mère fantasmatique qui ne cesse jamais d’être source …pour que nous nous dissimulions qu’elle est aussi verdict sitôt que nous sommes mis au monde ?

Ainsi examiner le résultat, l’objectif que l’on désire atteindre par cet attachement à la régularité n’est sans doute pas celui que l’on pense, que l’on invoque à tue tête pour s’en convaincre soi-même surtout. Peut-être qu’en prendre conscience permet d’estimer d’une façon neuve, le sens du vent, celui de nos désirs comme de nos refus et d’évaluer d’une manière inédite ce fameux résultat à atteindre.

Est ce que ce résultat venu le coup de grace sera enfin atteint ?

Entendras tu rire la mère ?

l’entendras tu pleurer ?

Est ce que tu la verras encore détourner son regard ?

Est ce qu’elle sera gentille, méchante ? Aimante ou indifférente ?

Lui pardonneras tu enfin ou bien te rengorgeras tu comme un coq de la tenir au sol définitivement sous ta patte d’oiseau de malheur.

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