Elle a dit : « Je la connais ta solitude »

Et elle a rit.

J’ai soudain entendu la pluie qui tombait plus drue sur les toiles de tuiles.

Et j’ai compris sans comprendre vraiment

j’ai su que je n’étais qu’un salaud.

« Je la connais ta solitude »

Ce fut l’éveil.

Un ébranlement comme une secousse provenant de l’amertume.

Une cuillère en bois qui touille une soupe

de la forme ferme à la bouillie.

Avec une belle envie de vomir.

Alors j’ai fui , il valait mieux la pluie.

J’ai courru à perdre haleine pour m’échapper

comme on cherche à repousser la fatalité

l’évidence.

Et cette phrase fichée dans mon cœur comme une flèche

blessé à mort j’ai continué.

Illustration : Frida Khalo 1946  » le cerf blessé »

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