La bonne distance

Et si cette obsession de toujours repartir à zéro n’était qu’apprentissage. Evaluation de cette distance à poser entre le tableau et soi. Entre l’autre et soi.

On ne peut étreindre ni étouffer sans risque de rejet.

Sans que l’autre ne transmute le rejet en indifférence.

Encore une fois un fou se promène dans la nuit une lanterne à la main.

« Je cherche un indifférent » dit il …et il se plaint de n’en pas trouver.

En riant.

En se masturbant sur la place publique pour tenter une ultime fois d’attirer l’attention.

Toujours cette quête projetée à l’extérieur dans l’espoir de faire mouche à l’intérieur.

En est il conscient Diogène qu’il ne parle que de ça : de cet espoir d’atteindre lui-même à cette indifférence ?

Se plaindre de ne pas y parvenir en invectivant les foules c’est ne pas saisir la nécessité de la distance. Pire la confondre avec l’indifférence.

L’étonnement me gagne et des sueurs froides aussi quand je me souviens

« ôte toi de mon soleil »

Qu’à pu vraiment penser Alexandre ?

De voir un con pareil se perdre dans sa connerie infinie en l’appelant « philosophie ».

Je dis un con parce que c’est ce que je ressens tout à fait en ce moment

confiné dans mon tonneau

exhibant tous ces textes ces paroles sur la place publique.

Cherchant non pas un indifférent.

Cherchant à le devenir vraiment.

En vain.

Et cette vanité c’est juste une mauvaise appréciation de la distance

encore une tentative desespérante

de trouver une place à tâtons.

Et là j’admire ma chatte vraiment

qui fait trois tours sur elle même pour trouver la bonne position

afin d’un œil mi clos mi ouvert

me regarder gesticuler à l’atelier.

2 commentaires sur “La bonne distance

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