Le manque de considération

Quand je pense à la reconnaissance tout au fond de la profondeur dans laquelle j’ai l’habitude de plonger, la sensation du danger est imminente. Tout passe au rouge dans l’habitacle. Et l’œil s’accroche au périscope.

C’est une torpille pas de doute. Ca ne peut pas être autre chose qu’une agression.

L’expérience de la guerre sans doute et l’habitude des ruses employées par l’ennemi.

La reconnaissance est l’antichambre de la contradiction. Et je sais que rares sont les personnes aptes à l’accepter.

C’est ce manque d’aptitude qui les entraine à reconnaitre à l’extérieur d’eux mêmes le salaud ou la « belle personne ».

A effectuer au besoin cette séparation bien nette pour ne pas se laisser submerger par leurs propres contradictions.

L’insupportable contradiction qui se loge en tout à chacun.

Et cette volonté d’unité presque toujours inatteignable.

Parce que justement il s’agit d’une volonté qui tourne à vide.

Une volonté en roue libre qui croit s’inventer le but de résoudre une énigme.

Mais cette énigme ne se laisse pas résoudre par la volonté.

On ne résout pas les contradictions, on les supporte jusqu’à ce qu’on les assume totalement voilà tout.

Cette erreur qui associe la volonté à n’importe quoi n’importe comment

provoque au bout du compte une telle fatigue, un tel énervement, qu’à un moment ou l’autre celle ci oblige à trancher.

Salaud

Je t’adore

Deux camps bien délimités entre l’objet de répulsion et l’objet d’adoration.

L’amour et la haine.

On assume rarement les deux en même temps. Que ce soit l’autre ou « je ».

Il faut toujours faire pencher cette foutue balance d’un coté ou de l’autre pour se rassurer de quelque chose.

Se rassurer soi-même avant tout

De ne pas être totalement con ou totalement lucide.

Il n’y a pas beaucoup de différence finalement lorsqu’on observe des jeux d’enfants

dans un bac à sable.

On ne lève pas assez la tête pour voir l’infini.

On oublie la beauté de la considération.

Et on plonge comme des dauphins sans relache et même avec joie

dans l’océan de toutes nos contradictions.

2 réflexions sur “Le manque de considération

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