Etudier les rythmes

Cela doit remonter encore à la lecture d’un bouquin. Une période de grippe ou une gastro, je ne sais plus très bien, en tous cas j’avais pris au hasard un des livres de la bibliothèque de mon père, l’histoire d’un samouraï Miamoto Musashi, intitulé « La pierre et le sabre ».

Cette lecture facile, divertissante, m’avait fait passer le temps sans trop de peine. Mais peut-être que je mélange encore tout un tas de choses, car je lis toujours plusieurs livres en même temps, peut-être n’était ce pas dans ce bouquin là mais dans un autre, enfin, bref, peu importe. Ce que je veux dire c’est que l’étude du rythme pénétra l’épaisseur de ma pensée à partir de la diarrhée ou du japon, ou si ça se trouve, les deux.

Comme il est dit dans un célèbre proverbe ( japonais ???) celui qui monte doit s’attendre tôt ou tard à redescendre, et vice versa.

L’étude des rythmes est passionnante surtout pour un peintre n’est-ce pas, mais pas que.

si je prends un peu de recul, et que je parle encore de moi, mais bon c’est tout ce que j’ai la plupart du temps sous la main, je vois bien que ma vie de tous les jours n’échappe pas à cette loi des rythmes.

Il y a des périodes pour les frites, d’autres pour les haricots verts notamment. Et comme dans à peu près tous les domaines, je me rends compte que j’alterne. Ces dernières années les périodes « frite » ont largement été supplantées par les légumes de tout acabit.

Mais le plaisir n’en est que plus jouissif, et même avec des frites au four, ce dont j’aurais pu douter encore hier.

et puis il en va de même avec la pensée et l’action finalement, mais les rythmes dans ce domaine ne sont pas les mêmes tout à fait qu’avec la nourriture.

Je peux rester 1 mois à peindre en ne pensant à rien, et je peux passer 5 mois à penser sans rien peindre.

C’est désarçonnant pour beaucoup de personnes, notamment mon épouse. Au début on mettait ça sur la déprime, désormais sur le confinement, mais en vrai ce n’est pas une affaire de raison, ni de cause, c’est plus une affaire de rythme.

Etudier ses propres rythmes est une façon d’atténuer l’angoisse en la comprenant souvent mieux. L’avantage de cette étude c’est qu’elle se passe de longs discours, souvent fumeux.

C’est un peu comme la météo en fait, on ne va pas faire de discours sur la pluie et le beau temps n’est ce pas ..sur leur raisons ou leur nécessité et en appeler à Kant ou à Hegel pour cela …

Pourtant être juste dans cette observation des rythmes en apprend bien plus que n’importe quel ouvrage de philosophie sur soi-même et je gagerais sur le monde en général, si j’avais bien sur quelque chose à gager.

3 réflexions sur “Etudier les rythmes

  1. J’aime beaucoup la notion du rythme et de peinture.
    Quand j’ai peint la série » Compostelle « , il m’est arrivé de peindre 2 tableaux par jour puis, rien pendant 8 mois puis un tableau, puis rien pendant 15 mois. Et tout cela s’est révélé tellement juste … Comprendre, étudier, accepter ces rythme … c’est une bénédiction, si je peux m’exprimer ainsi 🙂

    Aimé par 1 personne

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