Refuser d’accepter

Entre accepter et refuser que de complications !

C’est soit l’un soit l’autre, avec des variantes, des exceptions qui confirment la règle.

Par exemple j’ai traversé des périodes où je tentais de refuser de refuser, et ou je disais oui à tout.

Mais c’est exactement la même chose que d’accepter d’accepter.

J’ai connu des gens qui mettaient un point d’honneur à refuser d’accepter à tout bout de champ et d’autres qui passaient leur temps à accepter de refuser comme ils respiraient, sans le moindre effort.

Alors un jour je me suis demandé si je ne pouvais pas faire comme tout le monde, seulement dire oui ou non comme ça, en ne me posant plus toutes ces questions.

Mais ça n’a soulagé que moi.

Car soudain ce fut suspect pour les autres.

Comment ? tu dis oui parce que oui ou bien tu dis oui parce que tu n’oses pas dire non ?

et c’était la même chose quand je disais non! On ne me croyait pas plus.

Le doute était passé chez eux. le doute avait changé de camp.

Ils avaient tenté de me laisser seul avec mes certitudes.

Mais ça ne voulu pas dire que je suis devenu plus sur de moi pour autant à considérer leurs doutes à présent sur le fait d’accepter ou de refuser.

Je sais comment les doutes deviennent des certitudes, d’ailleurs quelqu’un qui est toujours sur de lui, pour moi est vite douteux.

et quelqu’un qui ne cesse de douter, c’est une certitude, ne fera pas grand chose non plus.

Parce que dans le fond accepter et refuser c’est comme le doute et la certitude.

S’il n’y avait pas ce « quelque chose » à faire, on ne s’en préoccuperait pas.

Par contre on peut rêver parfois de ne rien dire et seulement faire.

je l’ai souvent rêvé.

Mais si on ne fait que ça, on peut aussi douter que ça plaise à tout le monde, et en soi, on donne souvent raison à tout le monde sur ce plan là.

Vous n’avez fait que ça ? je l’ai entendu plein de fois…

Je pensais que vous alliez faire « autre chose » …et c’est comme ça qu’on a tort.

Et souvent je me suis lancé à faire n’importe quoi à cause de ça justement.

En espérant qu’il en reste un petit quelque chose de satisfaisant.

Mais c’était tout aussi décevant.

Que l’on fasse quelque chose ou n’importe quoi, qu’on l’accepte ou qu’on le refuse, qu’on en doute ou qu’on en soit certain

Rien ne se passe facilement, et tout est sujet à controverse.

Illustration Photographie de Raymond Devos jeune.

Je me suis réveillé ce matin avec ces mots  » refuser de refuser » et j’ai pensé à Devos que j’apprécie à tous les degrés de son discours. Ce petit texte n’a pas pour prétention d’atteindre évidemment à son génie, c’est un clin d’œil.

3 réflexions sur “Refuser d’accepter

    1. C’est le problème du penser au lieu de faire …mais je ne laisse pas tomber les podcasts juste que je teste des petites choses sur la fréquence, le rythme, l’équilibre entre donner et recevoir
      Pas pour rien que je me suis baptisé « explorateur » 🙂

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