La guerre du sens

Je crois qu’on a plongé la planète toute entière dans ce qui a priori ressemble à une absurdité. « On » ? peut-être un extraterrestre qui s’ennuie et qui par jeu chamboule à son grès le sens et la valeur des choses d’ici bas. Peut-être une divinité maligne mais dont l’ennui serait tout aussi épais… à moins que ce ne soit l’ennui des oligarques tout bêtement.

La fin de la préparation de la grande remise à zéro prévue pour 2030. On n’aura plus besoin de rien, on sera totalement transparents lisibles au moindre soupçon de pensée défectueuse. Le capitalisme sous un masque communiste ou le contraire, une belle et immense dictature en tous les cas. Une dictature visible cette fois qui s’affichera clairement après tant de faux semblants, ça nous changera. On saura peut-être contre quoi se bagarrer enfin. Si toutefois l’envie de nous bagarrer résiste à cette implosion savamment orchestrée depuis déjà 10 ou 15 ans je ne sais plus vraiment quand tout à commencé.

Probablement dès le premier choc pétrolier, en fait, la première panique liée à l’argent et ces immenses profits drainées par les crises successives, les restructurations, les monopoles, toute cette dévoration des petits par les gros qui cherchent sans arrêt à grossir encore plus.

Et avec tout ça on aura inversé tous les sens, on aura inventé du sens contraire, du sens qui n’a plus de sens, du sens interdit.

La planète est arrivée à ce genre de rond point où lorsqu’on s’y engage toutes les directions sont barrées. ça peut rendre un peu dingo. Mais on peut abandonner son véhicule et partir tout à coup à travers champs, sortir de ces éternelles préoccupations que l’on nous à placées dans la cervelle pour nous lier comme des esclaves à l’utile, à la nécessité, à l’amour, à la peur.

La guerre du sens je la vois bien arriver ainsi finalement.

Dans un rond point, dans un embouteillage, dans la fatigue des impasses.

Peut-être a t’elle même déjà commencé, va donc savoir, si au moins on croyait encore à la véracité de l’information…

C’est d’ailleurs ainsi qu’ils nous divisent, par le doute, par l’ambiance du complot permanent, par la suspicion envers le sourire des enfants. Comme si on pressentait quelque chose d’atroce qui rode au fond de chacun de nous. Un épouvantail que l’on finit par se brandir tout seul comme des grands.

Il va falloir être fin, ils sont très forts les salauds. Travailler l’embuscade et l’escarmouche, assassiner en silence et devenir agile et souple, c’est surement la seule façon qu’il nous reste pour obtenir de tristes victoires dans cette nouvelle guerre, la guerre du sens.

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