Facile et suspect

Visage imaginaire  » tout ce qui illumine » Patrick Blanchon Art digital

L’insatisfaction vis à vis de ce que je peux faire en dessin et peinture, cette suspicion associée à la notion de facile, est quasiment devenue un réflexe.

Et pourtant je ne peux pas me passer de dessiner et de peindre toujours de la même façon. Avec cette facilité qui me déconcerte et me rend aussitôt amoindri tout ce qu’elle produit.

Je vois bien que je cherche à m’enfoncer dans cette facilité de plus en plus, pour la traverser et en découvrir quelque aspérité salutaire qui soudain ferait tout basculer en difficile et donc le soulagement.

J’ai déjà dépassé la sensation de malaise liée à la maladresse pour en extraire ce je ne sais quoi qui fait décoller hors de l’académisme la forme, les traits.

Cette suite de petits déséquilibres qui au bout du compte finit par fabriquer quelque chose qui tient debout.

C’est facile et difficile en même temps de conserver cet écart pour que ce ne soit pas parfait, pour qu’il y ait de l’imperfection qui saute aux yeux et se donne à dépasser à l’œil de l’autre qui d’emblée pose une perfection qui n’appartient à personne.

Une imperfection nécessaire pour saisir la non propriété de toute perfection.

Une imperfection qui de suspecte se métamorphoserait en témoin de la défense d’un tribunal invisible.

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