Cette sensation de nous

Les temps actuels sont plus aux « Je » qu’aux « Nous », sauf dans la haine , la colère et la tristesse, ces liens qui subsistent quand tous les autres ont disparu.

L’esprit prend congé en même temps que nous quand il ne reste plus que toi et moi.

Et cela te rend folle et cela me rend fou.

L’esprit c’est nous et nous ne sommes plus rien sans lui.

C’est à dire que nous ne ressentons plus cette fréquence formidable, l’énergie de la joie.

Mais de quel nous parle tu ?

De ce qui nous réunit plutôt que de ce qui nous sépare ma belle.

Tu n’y peux rien, je n’y peux rien c’est ainsi. Et toutes les constructions frelatées que nous installons en vain pour remplacer ce nous ne valent pas grand chose, ne valent rien.

L’amour ne vaut rien tel que nous avons cru qu’il pouvait être

l’amour est profond comme la nuit noire.

La solitude se renforce comme l’idée de séparation. C’est un cycle et rien de plus.

Plonger dans la solitude et dans toutes les fictions les tiennes comme les miennes c’ est un cycle, et tous les cycles ont un commencement et une fin n’est ce pas ?

Le jour s’achève pour laisser place à la nuit

La veille se repose sur le sommeil.

acrylique sur papier toilé format 30x40cm Patrick Blanchon 2021

Le vrai s’achève pour laisser la place au juste.

La nuit sert à se rapprocher du juste, à le réinventer.

Tout est dans cet ordre des choses que toi et moi ignorons désormais.

Pourquoi s’en soucier puisque qu’au bout du compte nous ne cessons de nous rejoindre dans cette nuit.

Au delà de nos consciences

Au delà de la haine, de la colère et de la tristesse.

Dans la joie profonde indéfectible et parfois brutale aussi.

Ce n’est pas parce qu’on se sépare que nous disparaissons vraiment.

C’est en se séparant d’une fausse idée de nous qu’on la perçoit surtout.

Et qu’une fois aperçue cette idée de nous s’enfuit.

Nous sommes toujours là, quelque part dans l’attente d’être acceptés, pardonnés, honorés

Et il est si bon d’ accepter aussi qu’il n’y a rien à y perdre ou rien à y gagner.

Toi et moi avons fait de nous des réussites ou des échecs selon nos pensées

Mais sommes nous seulement que nos pensées ?

Nous sommes bien plus nos pensées ?

Et il est bon de ne plus y penser parfois pour nous retrouver.

Ferme les yeux et vois la gueule édentée de la colère, de la haine et de la tristesse

Dépasse l’ennui et la peur

Caresse leurs échines pour les domestiquer

Sans empathie comme un vrai patron.

Pour devenir le juste patron de tous les nous à venir.